jeudi, 28 mai 2009
A situation chaotique, torts partagés
Je souhaite ici revenir sur un mouvement partiellement médiatisé, souvent de manière caricaturale, et plus spécifiquement à celui de l'université Toulouse II-Le Mirail. Au Mirail, on a l'habitude des mouvements de grève, monnaie courante dans cette université, dernier bastion de la conscience politique et citoyenne et de la gauche extrême. Mais le mouvement de cette année dépasse de loin, par son ampleur et ses conséquences, graves selon moi, tous les autres menés depuis une dizaine d'année.
Initiée par les enseignants-chercheurs, la grève a été lancée fin janvier-début février, très vite suivie par les étudiants, qui ont bloqué l'établissement à partir du 5 mars. Dans ces conditions, peu de place pour les contenus pédagogiques et la question des examens s'est vite posée comme un enjeu politique de part et d'autre.
A ce jour, les étudiants du Mirail passeront leurs examens, s'ils ne sont pas perturbés, en septembre, examens fantoches, puisque sans cours au préalable, pour sauver... la face. Alors à qui la faute, se demande-t-on ?
Déjà, le gouvernement, en premier ieu, n'a pas laissé de place à un dialogue, jouant sur le pourissement du mouvement. Paroles méprisantes, menaçantes, il s'est mis toute une communauté à dos, sans mesurer la profondeur de la fronde. Mais aussi les enseignants-chercheurs, réveillés deux ans trop tard, et qui ont un rôle assez ambigu dans ce mouvement. D'un côté initiateurs, de l'autre passifs et donc ralentisseurs, ils se sont faits surtout remarqués pour leur grève sans conséquence sur leur salaire, ce qui est selon moi intolérable. Pourtant, bon nombre de leurs revendications sont légitimes, intéressantes et mériteraient d'être regardées d'un peu plus près par l'Etat. Les professeurs, mécontents, pratiquent aussi la rétention des notes du premier semestre, ce qui fait qu'à ce jour, la validation du premier semestre est elle aussi incertaine, malgré un contenu pédagogique irréprochable. Divisés, les enseignants-chercheurs n'ont jamais su donné une impulsion à ce mouvement.
Venons en à présent aux bloqueurs. Leur mode de fonctionnement et d'action est pour le moins abérrant, leurs revendications parfois extravagantes, voire utopiques (suppression de la loi LRU, votée en... juillet 2007!), mais ils sont redoutablement bien organisés et il faut le dire, leurs AG réunissent chaque mardi 1500 à 2000 étudiants, qui pour la plupart sont favorables au mouvement. On ne peut pas dire qu'ils sont illégitimes, mais par contre il est évident qu'ils abusent de leurs pouvoirs. Le blocage, qui selon moi est mortifère pour une université, a pourri la situation et éloigné les enseignants des étudiants. Un blocage de trois mois est inconcevable dans de nombreuses universités françaises, mais au Mirail, c'est possible !
La responsabilité en incombe également à la présidence de l'université, incapable de prendre des décisions courageuses. Daniel Filâtre, le président de l'université, a réagi au bout d'un mois et demi de blocage, ce qui était déjà trop tard. Il n'a jamais osé organiser un vote par référendum avec carte étudiante, de peur qu'il y ait des débordements (cela avait été le cas l'an dernier). En ne proposant aucune alternative au fonctionnement des Assemblées Générales, il a d'une certaine manière légitimer ces mês AG. Il n'est jamais venu s'exprimer devant les étudiants, préférant utiliser des communiqués... Quel courage, Monsieur Filâtre ! De même, sa décision de reporter les examens en septembre est selon moi criticable, car elle menace également le bon déroulement de l'année 2009/2010 qui débutera vraissemblalement dans le courant du mois de novembre.
Un gouvernement méprisant qui ne cède sur rien, un président frileux, des enseignants grévistes mais payés, inaudibles, des bloqueurs jusque boutistes, des antibloqueurs tout aussi jusque boutistes, des étudiants perdus qui ne viennent plus à l'université, voici tous les responsables, à des degrés divers, de la situation chaotique dans laquelle l'univrsité du Mirail se retrouve. C'est en effet pour l'instant la seule qui ne peut pas passer d'examens en juin, et on rigole d'avance quant au déroulement de la session de septembre... Le Mirail est encore une fois le dindon de la farce... Le pire dans tout ça, c'est que les grévistes n'ont rien obtenu. On peut d'ores ét déjà s'attendre à une année 2009/2010 agitée... Encore une...
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samedi, 30 août 2008
Une rentrée expulsive
Politikele est de retour !
Mais pour combien de temps ? En effet, l'auteur de ce blog ne sachant plus où donner de la tête devant les moult obligations devant lesquelles il doit faire face, il ne sait s'il pourra tenir régulièrement à jour son Politikele, qui lui tient pourtant à cœur. Cependant, il ne désespère pas de trouver du temps ici (où là) pour prendre la plume numérique et rédiger de nouveaux articles.
Alors, quoi de neuf ?
A Toulouse, c'est comme partout ailleurs la rentrée… Pierre Cohen, député-maire de Toulouse, revient de vacances de manière fracassante : il a décidé d'expulser les SDF qui se trouvent sur le bord du canal, près de la gare Matabiau. Qu'est-ce qui l'a poussé à prendre cette décision : le décès d'une jeune femme (retrouvée dans le canal)… Or jusqu'à preuve du contraire, ces SDF n'ont pas commis ce crime (laissons la justice faire son travail, comme on dit).
Présents depuis des mois à cet endroit, ces marginaux cohabitaient pourtant plutôt bien avec la population (pas de nuisances, d'agressions…). Ils doivent partir dans la semaine, sous peine de se faire expulser par la police.
Quelles sont les solutions proposées par la mairie (Monsieur Cohen leur a donné à tous une feuille de papier) ?
- Appeler le 115
- Discuter avec des agents de l'équipe mobile sociale et de santé
- Prendre contact avec le pôle d'accueil, d'information et d'orientation
…
Ainsi, ces SDF vont s'en aller de cet endroit, où ils étaient bien acceptés, pour aller dans un autre endroit, où ils vont se réinstaller. D'où cette question : a-t-on le droit de vivre de façon marginale dans notre société ?
A Toulouse, en tous cas, on a des doutes… Déjà, l'ancienne municipalité avait tout fait pour déloger les SDF du centre ville, en créant notamment, des arrêtés contre la mendicité !!! Imaginez : à Toulouse, il est interdit de mendier !!!!
Lors de la campagne de mars 2008, lors d'une réunion organisée par le DAL sur le logement où j'étais allé, j'avais noté ceci : "Sur le thème de l'hébergement d'urgence et des SDF (notamment sur les arrêtés mendicité faits par la ville et par la discrimination qu'ils subissent au centre ville)), Mme Touchefeu souhaite "une véritable politique sociale du logement. Il faut changer d'approche. Tous les Toulousains ont droit à la ville, y compris les SDF!" (http://toulouse-municipales2008.over-blog.net/article-174...)
Or, aujourd'hui, Claude Touchefeu est adjointe à la politique de la ville et les solutions que la mairie propose, sur une feuille de papier, me paraissent bien maigres.
Si expulsion il doit y avoir, on est en droit d'attendre plus de la part de la municipalité, qui plus est socialiste, non ?
Certes, c'est une question complexe, mais sur ce coup là, et si la mairie ne propose pas autre chose, on pourra alors dire que la municipalité applique une politique vis à vis des SDF assez similaire à celle pratiquée jadis par Jean-Luc Moudenc.
Pour avoir un résumé des faits: http://www.ladepeche.fr/article/2008/08/29/472735-Matabia...
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vendredi, 04 juillet 2008
Les premières mesures concrètes de la municipalité
Billet construit à partir d'articles du journal Voix du Midi du 3 au 9 juillet 2008.
On attendait de voir ce que donneraient les Assises de la mobilité, qui se sont déroulées de mai à juin. Voici les principales mesures prises
Premier chantier : les bus
Début 2009, des couloirs de bus seront crées boulevard d'Atlanta, faubourg Bonnefoy, route de Seysses, boulevard d'Eisenhower, avenue Frederic Mistral et avenue Paul-Ourliac., afin d'améliorer le maillage bus-métro.
Deuxième chantier : Vélô Toulouse
Les vélos toulousains vont encore s'étendre, de même que les itinéraires cyclables plus sécurisés. Par contre, rien n'a été dit sur l'utilisation des vélos après 2h du matin, heure à laquelle ils s'arrêtent pour le moment (ce qui est totalement aberrant !).
Troisième chantier : les piétons
Projet de mise aux normes des traversées piétonnes et des emplacements handicapés.
D'autre part, la municipalité va étudier la possibilité de créer des navettes fluviales sur le canal du Midi ou sur la Garonne. Pierre Izard, le président du Conseil général, a quant à lui réaffirmé sa volonté d'arriver vers "la gratuité totale" et de la mettre "à l'étude sans tarder". La mise en place de la gratuité pour les moins de 26 ans devrait être le premier pas de cette volonté de gratuité, mais pour quand ? Là encore, pas de réponses : septembre 2008 ou courant 2009 ?
Quatrième chantier : le métro
La ligne B ira jusqu'à Labège en 2013, construction qui est évaluée à un peu moins de 400 millions d'euros. Stéphane Coppey, président de Tisséo, propose "de planifier des rames toutes les quatre minutes au lieu de sept, de 20h45 à la fin de service. Et ce dès la rentrée. Les vendredis et samedis, la fermeture passera de 0h42 à 1h du matin. Enfin le dimanche, de 17h45 à 20h45, l'attente passera de quatre minutes à 2'30 mn, afin de fluidifier dense…" D'autre part, un aménagement des quais de la ligne A est prévu et coûtera plus de 200 millions d'euros.
Aussi, on apprend que la Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse (CAGT) deviendra une Communauté Urbaine dès le 1er janvier 2009.
Claude Raynal, 2ème vice-président de la CAGT justifie ce choix et maire de Tournefeuille : " Nous avons la volonté d'aller vite, car l'Etat cherche depuis quelque temps à diminuer les dotations globales des collectivités territoriales. Ainsi, si nous ne passons pas rapidement en communauté urbaine, les aides financières de l'Etat pourraient disparaître d'ici peu. De plus, avec une communauté urbaine, les dotations attribuées par l'Etat sont largement plus importantes. De ce fait, en ayant des masses financières revues à la hausse, nous pourrons dégager plus de budget pour les grands projets qui sont les nôtres, notamment celui qui concerne les transports collectifs, notre priorité. "
Concrètement, si il y aura bel et bien un changement de nom, et donc, de masse financière, le périmètre de la communauté urbaine est pour l'instant équivalent à celui du Grand Toulouse, soit 25 communes. Les dirigeants socialistes aimeraient que la communauté d'agglomération du Muretain et le Sicoval intègrent la future communauté urbaine.
Au fait, qui sera le président de la future communauté urbaine ? Pierre Cohen, bien-sûr !
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lundi, 16 juin 2008
République des blogs : J -10 !

J - 10
Une fois n'est pas coutume, Politikele fait de la pub et rappelle aux blogueurs polotiques toulousains qu'une quatrième république des blogs aura lieu le jeudi 26 juin 2008, à partir de 18h30, au "so class" Fer Dillon. Le thème choisi est la culture à Toulouse, en présence (peut-être) de la première adjointe de Pierre Cohen, Nicole Belloubet. Il serait bon que les blogueurs, égarés sur ce blog, qui n'ont rien de prévu ce jeudi 26 juin, viennent s'inscrire sur le blog prévu à cet effet : http://republogtoulouse.blogspot.com/
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jeudi, 12 juin 2008
A Toulouse, culture rime avec juin
Les assises de la culture ont commencées, et ont mis en lumière les tensions déjà perceptibles depuis quelques mois, dans le cadre du projet Toulouse 2013, dont le directeur de projet n'est autre que le frère de PPDA, Olivier Poivre d'Arvor. Celui-ci est très contesté par les acteurs culturels de la ville, qui lui reprochent notamment son parisianisme (pour en savoir plus, je vous conseille cet article de Gilbert Laval, pour Libé Toulouse, http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/06/il-parle-depuis.h...).
La ville rose, en juin, revit avec le Marathon des Mots et Rio Loco. Ces deux manifestations, l'une littéraire, l'autre festive et musicale, sont de loin les plus agréables de l'année. Il n'y a qu'à regarder le programme : les Balkans sont à l'honneur, du 18 au 22 juin, pour le Rio Loco, avec Emir Kusturiça, Goran Bregovitch, Birely Lagrène… bref, des artistes confirmés, très réputés, le tout pour la modique somme de vingt euros les cinq jours. Difficile de mieux faire.

Quant au Marathon des Mots, qui débute ce onze juin (jusqu'au 15), il se déroulera dans vingt lieux de la ville, sur le thème de l'Algérie et la Méditerranée… Cependant, ces deux évènements ne suffisent pas à masquer les insuffisances. A part le mois de juin, à Toulouse, il ne se passe pas grand chose. Le Printemps de Septembre n'a jamais enchanté les foules, l'hiver, la ville dort, et au printemps, elle semble attendre l'été. Pour devenir capitale européenne de la culture, il est évident que cela est trop peu. Alors que manque-t-il à Toulouse ? Un grand événement automnal, printanier, et de la vie pendant l'été, une politique culturelle qui s'étend dans toute la ville.. ça n'est pas gagné. De plus, le manque de salles de concerts est criant. Où sont les concerts ? A Ramonville, à Tournefeuille. A Toulouse, on peut voir du classique, de l'opéra, de la variété et… c'est tout.
Des quartiers sont dépourvus de salle de réunions, comme à Bagatelle, par exemple, où tant au niveau politique que culturel, il est difficile d'organiser quoi que ce soit en raison du manque d'infrastructures.
Bref, pour le moment, Toulouse est peut-être bien la capitale européenne de la culture du mois de juin, à la rigueur, mais guère plus. Alors, profitons de ce mois de juin, car après...
Lien : http://www.toulouse.fr/fr-32/culture-135/festivals-139/in...
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samedi, 31 mai 2008
Troisième République des blogs, compte-rendu
C'est vers dix-neuf heures que j'ai rejoins la tablée de blogueurs, assis entrain de siroter un jus en terrasse. Et ma foi, j'ai passé un agréable moment. Etais-ce la République des gauches (dixit le boycotteur Petit Grognard) ? Il est vrai qu'un seul blogueur, Philippe David se revendiquait de droite… Il est dommage qu'il y en avait qu'un. Dommage, une autre fois peut-être.. Je ne dirai donc pas que c'était la République des gauches, mais la République oubliée par la droite…
Car nous n'étions pas si nombreux, l'équilibrage aurait pu être très facile. D'ailleurs, demandez à Vu de Droite s'il a passé un mauvais moment (je crois que non !)…
Avec Chouka et Hyarion, nous avons quelque peu discuter de… la gauche, ou plutôt, du parti socialiste, de social-libéralisme, de courants, de pétodière. Vu de Droite nous a fait part de son expérience au fin fond du far-west, dénonçant le manque de culture générale des Américains vivant dans la campagne… ou encore de la vision de la France en Chine (Zidane et son coup de boule, la tour Effel)… Cette discussion a quelque peu titillé Chouka, y voyant là une forme de manichéisme de la part de P. David. Moi, cela m'a mené à me demander : si tu vas au fin fond de la Creuse, ou de la Nièvre, et que tu demandes à des gens leur vision de l'Amérique ou de la Chine, que répondrons-t-il ? Mac Gyver, Alerte à Malibu, Mc Do, Michael Jordan, Bush … ou encore, le Tibet, les Nems, la dictature. Autrement dit, les Français croient souvent qu'ils ont inventé la culture… Je réfute cette thèse, qui serait top à notre honneur et de surcroît entièrement faux (les Egyptiens, les Grecs, les peuples germains… ont fait preuve jadis d'un esprit bien plus ouvert et novateur)…
Puis François Briançon, l'adjoint au sports de la mairie de Toulouse, est arrivé, heureux d'avoir gagné 100 000 euros. 100 000 euros ??? Il a joué au loto ? Mais non, vous savez, c'est cette histoire de match de football au Stadium qui a lieu ce samedi (France-Paraguay). La mairie demandait 10% des recettes, ce que le président de la F.F.F. (Fédération Française de Football), M. Escalettes, a refusé. Mais à la place, il a donné 100 000 euros (soit plus, selon lui, que les 10% de recettes du fameux match).
Que va faire M. Briançon avec ses 100 000 euros : l'argent va servir pour développer les infrastructures d'équipement sportifs, et surtout, l'encadrement dans les quartiers.
Il nous a aussi exposé brièvement la politique sportive de la nouvelle équipe municipale. Les subventions données au TFC et au Stade Toulousain, vont être baissées, afin de favoriser le financement d'équipements sportifs (et oui, y a pas que le foot et le rugby dans la vie..). Il s'agit donc d'une répartition différente, plus juste.
Puis, nous avons discuté blogs, plate-forme, (je le dis haut et fort, Haut-et fort, c'est de la m... , enfin vous avez compris :-)), Monsieur Poireau et Fanette donnant de sages conseils … Ah, et au fait, le cumul de Pierre Cohen ?? Bah, pas trop de news, François Briançon pense qu'il n'ira pas au bout de son mandat. Pour le reste, tout s'est déroulé dans une bonne ambiance, conviviale, agréable.
Qu'est-ce que je souhaite pour la prochaine ?
Plus de monde, et tiens, je vais me mettre à parler comme Moudenc, "plus de DI-VER-SI-TE" (politique, j'entends bien) : où étaient les blogueurs du MoDem et de l'UMP, ceux de la LCR, les alter-mondialistes, les royalistes, les souverainistes ??? Bon je vais m'arrêter là !! Tout ça pour dire qu'on a tous passé un bon moment, mais que ça serait encore mieux avec plus de monde !
A bientôt.
Les blogueurs présents :
Chouka (RJ) : http://lebavost.wordpress.com/
Monsieur Poireau : http://monsieurpoireau.blogspot.com/
François Briançon : http://www.francoisbriancon.com/
Alluvions : http://alluvions-mc.blogspot.com/
Philippe David : www.vudedroite.com/
Hyarion : http://anarcho-monarchiste.over-blog.org/
Fanette : http://fanette316.blogspot.com/
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jeudi, 29 mai 2008
Les Assises de la culture, nouveau chantier de l'équipe municipale

Conférences et tables rondes sur le thème de Toulouse 2013 et de la politique culturelle municipale. Les rendez-vous sont fixés au Théâtre national de Toulouse (TNT), le vendredi matin ; à la Cinémathèque / Petit Théâtre TNT / Salle du Sénéchal, le vendredi aprés-midi. Le samedi, les tables rondes et les débats se dérouleront à l’université du Mirail.
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jeudi, 22 mai 2008
UMP 31 : du neuf avec du vieux ?
On peut lire dans La Dêpeche du 22 mai, un interview de M. Devedjan, secrétaire général de l'UMP, de passage en Haute-Garonne. Celui-ci ne cache pas son désir de voir Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, revenir aux affaires.
"Après les législatives et les municipales tout est-il à reconstruire à l'UMP en Haute-Garonne ?
Après la défaite des municipales, je souhaite remettre l'organisation de l'UMP de Haute-Garonne en état de marche. Nous avons un grand nombre d'adhérents dans ce département (7 000). Nous avons un fort potentiel, mais notre échec aux municipales nous a désorganisés. Il nous faut donc nous relancer.
Sur quelles bases et avec qui ?
Je vais essayer de régler les questions de structures de la fédération. Je souhaite que Dominique Baudis joue un rôle important.
Il pourrait prendre la tête de la fédération ?
Pourquoi pas.
Dominique Baudis a un passé à Toulouse, mais peut-il représenter l'avenir ? Ce choix ne témoigne-t-il pas de la difficulté qu'a l'UMP à forger la relève en Haute-Garonne ?
Il ne sera pas seul. Mais Dominique Baudis est un homme qui a connu beaucoup de succès. C'est celui qui est le plus capable de rassembler la majorité présidentielle en Haute-Garonne. Notre objectif est de faire émerger une nouvelle génération sous son patronage. Plus que les personnalités, ce sont les talents qui comptent.
Quel rôle pourrait jouer Jean-Luc Moudenc dans la nouvelle configuration de l'UMP ?
Jean-Luc Moudenc est quelqu'un de valeur dont on ne va pas se priver. J'en discuterai avec lui lors de mon déplacement à Toulouse.
Votre objectif, c'est la reconquête de Toulouse ?
On ne se résout pas à la perte de Toulouse, en effet. L'un de nos objectifs est de reconquérir la ville."
Baudis en nouveau conquérant de la ville rose ? Pas sûr que cela fasse les affaires de l'UMP... Pendant les élections municipales, le candidat Jean-Luc Moudenc répétait sans-cesse qu'il était le digne héritier de la dynastie Baudis, et on n'a pu voir que les résultas finaux n'ont pas été à la hauteur de ses espérences. Baudis a pris un coup de vieux, dirait-on. Il représente le passé de Toulouse, ville qui a beaucoup changé depuis que ce dernier a quitté la mairie, en 2001. Toulouse a beaucoup grandi, les nouveaux habitants (environ 7000 chaque année à Toulouse) ne le connaissent pas. Après trente-sept ans de pouvoir, la droite toulousaine cherche un nouveau souffle. Mais qu'en pense l'UMP 31 ? Les militants adhèrent-ils à l'idée de M. Devedjan ? Souhaitent-ils faire du neuf avec du vieux ?
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mercredi, 21 mai 2008
Accompagnement à la scolarité, l'envers du décor
S'il y a bien une politique que le(s) gouvernement(s) délaisse, c'est selon moi la politique sociale... Pire, on dirait que ce mot, "social", est presque devenu un gros mot.
Depuis le passage de Jospin à Matignon, est développé dans les quartiers en difficulté l'accompagnement à la scolarité, qui a ensuite changé de nom, mais le principe en est toujours le même : il s'agit d'une structure permettant aux enfants de venir deux fois par semaine pour y travailler et enrichir leur culture, via des activités ludiques telles le théâtre, la comédie musicale, le dessin, la musique, la lecture… Bref, l'objectif est que l'enfant fasse ses devoirs, puis découvre des activités en compagnie d'intervenants. Désireux d'aider les "petits jeunes", je suis devenu intervenant.
De prime abord, l'équipe, constituée d'étudiants motivés, d'une directrice dynamique, qui a l'air d'avoir de la bouteille, me plaît. Seulement nous avons tous vite déchanter...
J'ai senti de suite que notre organisation nous empêcherait de faire du bon travail. Les enfants, qui ont entre six et onze ans, ont déjà d'énormes lacunes scolaires (certains n'arrivent pas à lire, à écrire, ne font pas la différence entre un sujet et un verbe, ne maîtrisent aucune règle d'orthographe), et certains des difficultés comportementales (rejet de l'autorité, difficulté à se concentrer, à se cannaliser…).
Nous n'étions pas assez nombreux pour travailler efficacement : cinq gosses par intervenant, cela fait un peu trop, car ce public demande tout simplement beaucoup d'attention (surtout si les intervenants n'ont en plus pas ou peu d'expérience dans ce domaine). De plus, nous n'étions pas aidé par une directrice qui a finalement décrété que son rôle consistait à gueuler quand il y en avait besoin…
Une séance dure deux heures, et cela passe très vite ! En deux heures, les mômes disposent d'un temps pour jouer-goûter, doivent faire leurs devoirs, et peuvent ensuite participer à une activité culturelle… Comme nous manquions d'intervenants, inutile de vous faire un dessin , même avec la meilleure volonté du monde, c'était vite le bazar ! Les enfants ont particulièrement besoin d'un cadre, de limites claires et fixées avec eux. S'ils ne les ont pas compris, il ne savent tout simplement pas pourquoi ils sont là : "est-ce que je dois travailler ? Est-ce la récréation ? Ou les deux ???"… Pas facile.
Toute l'année a été de plus en plus chaotique, les enfants profitant de toutes les failles, les intervenants se trouvant vite dépassés. Dans les bons jours, ils pouvaient bosser trente minutes dans le calme… Mais, à la fin de chaque séance, nombreux sont ceux qui rentrent en n'ayant pas finis leur devoirs.
Alors quand j'entend le gouvernement se targuer d'organiser de telles structures dans les cités, et dire que cela fonctionne très bien, ça me fait doucement marrer… On n'apporte rien, ou presque rien, à ces gosses.
Pourquoi ?
On ne forme pas les intervenants, on ne les "accompagne" pas. Savoir gérer un groupe d'enfants, d'adolescents, ça s'apprend. Pas dans les livres, mais sur le terrain. Et ça n'est surtout pas de la science infuse. Travailler dans le social n'est absolument pas valorisé, sous-payé, et de plus, on constate un déficit de professionnalisation qui cause un grand préjudice à la qualité du travail effectué.
Mais je finis mon histoire… Au fil des semaine, le climat social du quartier s'est quelque peu envenimé. Du coup, il est arrivé que des voitures d'intervenants soient brûlées, ou encore que des projectiles tels des cailloux soient lancés sur la structure… Les intervenants sont peu à peu tous partis, la directrice a demandé à être mutée, l'accompagnement à la scolarité a cessé… et ne sera pas renouvelé l'année prochaine. Et ce centre n'est pas le seul dans cette situation : la même structure mais pour un public adolescent (douze-dix-huit) a du fermer au bout de deux mois à peine, faute d'intervenants…
Pourtant, il s'en est fallu de peu pour que les choses se passent bien : deux-trois intervenants de plus, une journée de formation, et la structure tournait.
Au final, les perdants sont évidemment les enfants : au mieux, ils ont passé de bons moments, au pire ils se seront ennuyés, mais une chose est sure, pratiquement aucun n'a progressé dans sa façon de travailler. Ces enfants, qui ont déjà un sacré retard (dès le CP), vont couler au collège, s'ils y vont. Et ce n'est pas au sein de leur famille qu'ils combleront leur retard, les parents étant (dans le centre social où j'étais) presque tous illettrés, ils ne peuvent absolument pas aider leur gamin de huit ans. Ces enfants vivent donc seuls leur scolarité, dès l'âge de sept-huit ans … et la délaissent inévitablement.
Il est temps d'agir, de réagir, de faire quelque chose ! On ne peut pas laisser ces enfants, qui ont tous à un moment donné envie d'apprendre, et surtout envie de bien faire, dans une telle solitude… C'est lâche et triste.
Ce fut donc une expérience, certes enrichissante humainement, mais terriblement frustrante. Dès lors que les intervenants-étudiants seront, au moins suffisamment nombreux, et, au mieux, accompagnés par des personnes professionnelles compétentes, l'accompagnement à la scolarité pourra être bénéfique pour ces enfants. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas... Que dire de plus ?
00:32 Publié dans A Toulouse | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : social, quartiers, politique
mercredi, 14 mai 2008
Pierre Cohen député jusqu'en... 2012 ?
"Pierre Cohen, député-maire de Toulouse" : voici la titulature qui orne tous les courriers officiels ou décisions de la mairie... ce qui a le don de m'énerver prodigieusement. Non pas que je sois un traqueur de cumulard –il y aurait trop de boulot à faire-, mais plutôt parce que j'attache beaucoup d'importance au fait de tenir parole.
Souvenez-vous… En pleine campagne électorale, le candidat Pierre Cohen le disait et le répétait, il quitterait son tablier de député s'il était élu maire de Toulouse. Elu, il l'est, depuis un certain dimanche 16 mars 2008.
Devant mon incompréhension face à cette dénomination, j'ai adressé un courrier à la mairie à ce sujet, qui ne m'a pas répondu. J'ai donc changé de stratégie. Je me suis tourné alors vers l'adjoint au maire et ancien directeur de campagne de M. Cohen, il s'agit de François Briançon. Ce dernier tient un blog, www.francoisbriancon.com, qu'il met à jour régulièrement.
Je lui ai donc posté un commentaire, pour en savoir plus, que je me permet de reprendre :
"Monsieur Briançon, j'ai une question quelque peu dérengeante à laquelle j'aimerais qu'on me réponde : Pierre Cohen compte-t-il rester député de la troisième circonscription de Haute-Garonne ?"
Il me répond illico-presto : "RÉPONSE À GABRIEL : Pierre Cohen l'a dit pendant la campagne électorale et l'a confirmé depuis : il ne restera pas député de la troisième circonscription. Si le Parti Socialiste le lui demande, au moment de son congrès en octobre prochain, il démissionnera ; sinon, il ira au bout de son mandat et ne se représentera pas."
Stupéfait par cette réponse, je lui renvois un commentaire :
"Oui, mais ça n'est pas exactement cela qu'il avait dit durant la campagne, si je ne me trompe pas.. Figurez-vous que j'avais rencontrer Pierre Cohen le 7 janvier 2008 (je faisais alors le blog http://toulouse-municipales2008.over-blog.net) et je lui avais demandé "Quitterez-vous votre fonction de député si vous êtes élu ?", il m'avait répondu " si je suis élu, je remettrai mon mandat de député entre les mains du parti socialiste qui organisera des élections partielles. Je souhaite me consacrer uniquement à mon mandat de maire. " Il a tenu ce discours pendant toute la campagne.
Or, là, vous nous dites que si le PS le lui demande au mois de novembre, il quittera sa fonction, ou alors il finira son mandat (jusqu'en...2012)... Ce que vous m'avez répondu est quand même très différent.
Si c'est le cas, je serais déçu. M. Cohen cumule déjà les fonctions de maire et de président du Grand Toulouse, je crois qu'il a déjà suffisamment de travail pour ne pas avoir en plus une fonction nationale...
Franchement, Monsieur Briançon, ça n'est pas bon, ni pour son image, ni pour sa crédibilité... et j'ajouterai, une chose : j'ai voté M. Cohen au second tour, d'une part car je ne pouvais absolument pas voter pour M. Moudenc, mais d'autre part, outre son projet très ambitieux, je pensais que P. Cohen s'occuperait de sa ville à plein temps. Or au bout de quelques semaines, on nous dit qu'il pourrait peut-être continuer son mandat de député jusqu'en 2012... Les cumulards, on a marre... "
Il me répond à nouveau : "Gabriel il n' y a pas de contradiction entre votre précision - toute à fait exacte - et ce que j'ai écrit. C'est au parti socialiste de décider de l'opportunité et du moment d' une partielle. Au- delà de ces remarques calendaires, je peux vous affirmer que Pierre Cohen, comme toute l'équipe municipale est entiérement mobilisé pour remplir le contrat passé avec les toulousains.
Pour le reste je partage vos remarques sur le cumul des mandats ; au sein de mon parti je limite pour l'interdiction des cumuls ; je l'appliquerais cette règle puique je ne briguerais pas d'autres mandtas tant que je serais élu municipal"
Pour résumer, si le PS n'organise pas d'élection partielle, Pierre Cohen restera député, et fera fi de sa promesse électorale. Il restera député, dans le meilleur des cas, jusqu'en octobre 2008, sinon jusqu'à la fin de son mandat, en … mai 2012. Espérons donc que le PS organisera des élections partielles dans la troisième circonscription de Haute-Garonne d'ici là.
Autre remarque : j'ai apprécié la rapidité et la franchise des réponses de François Briançon, un des rares adjoints à tenir un blog à jour pour expliquer ce qu'il fait. Merci à lui.
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