dimanche, 15 juin 2008
Petits tours d'horizons
Il y a des jours, comme ça, où on a envie d'aller voir ailleurs. Comme je naviguais sur la grande toile, j'hissais les voiles, et me dis… Tiens, que se passe-t-il au Zimbabwe ?
Vous savez, ce pays dont le dirigeant est M. Mugabe, homme qui n'a pas accepté sa défaite lors de l'élection présidentielle d'il y a quelques semaines. Et il a décidé d'en organiser une autre, dont il espère vivement que le résultat sera cette fois-ci en sa faveur. Je vous fournis un extrait d'un article que j'ai lu sur www.rfi.fr :
"Devant des milliers de partisans, dont plusieurs militaires, Robert Mugabe a accusé l'opposition d'être à la solde des Britanniques et des Américains. « Jamais plus ce pays ne doit repasser sous la coupe de l'homme blanc », a martelé le vieil homme qui a retrouvé pour l'occasion sa rhétorique anti-occidentale et qui a une nouvelle fois exclu toute alternance politique. « Voir ses pantins pathétiques prendre le contrôle du pouvoir ? Cela n'arrivera pas. Nous n'accepterons jamais », a martelé Robert Mugabe"
Le parti d'opposition, le MDC, subit de fortes pressions : le numéro un du parti, Morgan Tsvangirai, s'est fait brièvement arrêté, puis relâché. Quant au numéro deux, Tendai Biti, on apprend qu'il a été enlevé et inculpé pour trahison. Il risque la peine de mort.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti (g) et Morgan Tsvangirai, lors d'une réunion de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe, le 12 avril 2008.
(Photo : AFP)
Mugabe lie donc la parole aux actes, tandis que son peuple est toujours aussi affamé (l'inflation atteint des sommets épouvantables)… A coup sur, Mugabe sera réélu dans quinze jours président du Zimbabwe… Dans l'indifférence générale, des personnalités africaines s'élèvent contre cet abus de pouvoir de M. Mugabe.
« Les Zimbabwéens se sont battus pour pouvoir choisir leur avenir, de grands sacrifices ont été faits pendant cette lutte de libération. Pour répondre aux aspirations de ceux qui ont fait ces sacrifices, il est vital que rien ne soit fait pour empêcher la légitime expression de la volonté du peuple du Zimbabwe », dit cet appel des personnalités africaines. « Nous considérons cette élection qui approche comme cruciale, nous sommes troublés par les informations faisant état de campagne d'intimidation, de harcèlement et de violence », poursuit l'appel qui demande que les partis politiques puissent mener leurs campagnes électorales pour permettre aux citoyens d'exprimer librement leur volonté. « Nous demandons la fin des violences et le rétablissement du libre accès pour les organisation humanitaires » demande encore cet appel des leaders africains. Parmi les signataires, figurent l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et son prédécesseur Boutros Boutros-Ghali, les archevêques Desmond Tutu et John Sentamu archevêque d'York, dix-sept anciens chefs d'Etat ou de gouvernement africains, des juristes éminents et des artistes comme Angélique Kidjo ou Youssou N'Dour. (http://www.zimbabwe-27june.com/)
Il y a des pays où, en dépit d'une certaine tension, des Constitutions naissent, comme au Népal ou au Kosovo. Pour ce dernier, ladite Constitution rentre en vigueur ce dimanche. Le Parlement a également adopté un hymne du Kosovo… sans paroles, afin de ne pas heurter les diverses communautés du pays. Pour le Népal, c'est encore plus incroyable. Le pays a renversé la monarchie : le roi a été prié de quitter son palais… Ce roi, détesté par tout un peuple est finalement déchu. 239 ans de monarchie, et après ? Le Katmandou Post, journal népalais, l'affirme : « Vive la République ! A compter d’aujourd’hui, nous les Népalais, nous ne sommes plus les sujets de la dynastie des Shah qui se moquaient du peuple pendant plus de 240 ans », poursuit l’éditorial du plus important journal anglophone du pays et de remercier les maoïstes qui, force est de le reconnaître, sont les principaux architectes de cette transition historique, inimaginable il y a encore deux ans.
« Pour autant, il faudra s’assurer que les anciens rebelles respectent bien leurs engagements envers le multipartisme et les valeurs démocratiques » (source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66839.asp) Restent aux Népalais à rédiger une constitution garantissant le multipartisme, la démocratie… Une longue page se tourne, et cela doit faire rêver Mélenchon : Oui, la révolution est possible !!!
De plus, l'Irlande a dit NON, à plus de 53%… laissant une nouvelle fois les dirigeants européens pantois, dans l'impasse. Ce rejet du traité de Lisbonne (dit traité simplifié d'environ… 300 pages) rend la présidence française de l'UE plus que compliquée. En effet, Sarkozy, à l'instar de Merkel après les deux NON de 2005, va devoir trouver des solutions de compromis. Compromis ???? Après tout, l'Irlande ne représente que trois millions d'européens sur 500 millions, se dit Bruxelles. Du coup le Daily Télegraph, journal britannique, s'interroge :

"De hauts responsables à Bruxelles préparent des plans pour s'assurer que le traité de Lisbonne sera bien appliqué ailleurs. Des mesures, comme la création d'un président de l'Union européenne (UE), d'un ministre des Affaires étrangères et de services diplomatiques, seront peut-être retardées, mais elles devraient malgré tout finir par être mises en place." A en croire un diplomate, ajoutait le quotidien conservateur britannique, "un 'mécanisme de soudure' serait en discussion. Si l'Irlande rejette le traité, peut-être sera-t-elle simplement retirée de la liste des signataires. Elle ne serait ainsi pas légalement contrainte d'en respecter les clauses. D'ici à la fin 2009 ou au début 2010, quand la Croatie entrera dans l'UE, un 'traité d'adhésion' ayant valeur d'amendement sera voté par tous les membres, y compris Dublin. Il comprendrait une série de protocoles prévoyant sur le papier des 'issues' aux problèmes que l'Irlande peut avoir avec l'UE, comme les pouvoirs fiscaux ou une plus grande coopération militaire."
La semaine prochaine, annonce l'Irish Times, "les dirigeants européens qui se réunissent à Bruxelles [pour le Conseil européen des 19 et 20 juin] devraient réaffirmer leur attachement au traité de Lisbonne et pourraient demander à l'Irlande d'indiquer comment elle compte procéder. Il reviendrait alors au Premier ministre irlandais Brian Cowen de chercher des exemptions ou des assurances et de les soumettre à un second référendum, ou de trouver une solution pour permettre à ses partenaires d'appliquer les principales réformes en Irlande." (source : www.courrierinternational.com)
Et au fait, des nouvelles du Darfour et de la mission des 26 000 casques bleus envoyés par l'ONU en début d'année ?
Le journal The Independant affirme que "l'opération ne parvient toujours pas à assurer la protection des populations qu'elle était censée sauver. A ce jour, à peine un tiers des effectifs militaires et un quart des forces de police ont été déployés, si bien que la mission menace de se solder par un échec catastrophique. Le matériel n'arrive pas et les soldats en sont réduits à peindre leurs casques en bleu (ou à les recouvrir d'un plastique bleu fixé par un élastique).

Pour couronner le tout, le général placé à la tête de la mission, Martin Luther Agwai, a révélé qu'il avait envisagé de démissionner. "Je pensais que le monde se désintéressait de nous", a-t-il expliqué. Ce n'est qu'après avoir lu un guide de développement personnel intitulé Stop Worrying and Start Living [Cessez de vous inquiéter et commencez à vivre] qu'il a décidé de rester.
Depuis que la mission conjointe de l'ONU et de l'Union africaine a vu le jour, au début de l'année, pour protéger les 7 millions d'habitants du Darfour contre les attaques des milices et des groupes rebelles et contre le banditisme, aucun soldat supplémentaire n'a été déployé. Des équipements indispensables comme des hélicoptères et des véhicules blindés de transport de troupes ne sont pas non plus arrivés. Les seuls véhicules dont dispose la mission, ceux de la MUAS [la Mission de l'Union africaine au Soudan, qui s'est déroulée de 2004 à décembre 2007] tombent en morceaux – quatre ans passés dans le désert laissent des traces." (source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=8...)
Voilà, ce petit tour d'horizon s'achève, et on ne peut pas s'empêcher d'avoir un petit goût amer. Naviguer donne parfois le mal de mer…
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vendredi, 06 juin 2008
Yes, he can !
C'est fait, Barack Hussein Obama est le candidat du parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2008. Hilary Clinton a reconnu sa défaite jeudi 5 juin, après une bataille électorale acharnée. Obama, simple outsider il y a encore quelques mois, alors largement distancé par sa rivale, a réussi à renverser la vapeur. Cette annonce, attendue, tant le sénateur de l'Illinois avait une avance confortable depuis quelques semaines, est un fait historique dans l'histoire des Etats-Unis d'Amérique. Il est en effet le premier noir à avoir de réelles chances de devenir Président. Obama est un symbole. Agé de 46 ans, intelligent, charismatique, il incarne l'image du changement, celui d'une Amérique nouvelle, plus humble, plus ouverte sur le monde.

Désormais opposé au candidat républicain Mc Cain dans la conquête de la White House, un nouveau bras de fer débute. Deux visions du monde totalement différentes s'opposent. L'un, Mc Cain, s'inscrit – bien qu'il tente de s'en démarquer – dans la continuité de la politique menée par Georges W. Bush. Ultra libéral, il souhaite poursuivre les deux guerres et tient un discours sur les solutions pour lutter contre le terrorisme similaire à W. . La perspective d'une élection de Mc Cain serait une catastrophe. Les tensions internationales s'accentueraient sans doute, la politique d'immigration resterait toujours aussi chaotique. Le sénateur Mc Cain a 72 ans, il cherchera à séduire les électeurs américains en mettant en avant son expérience du terrain, celui de la guerre et de la politique, face à ce "jeunot" démocrate.
Naturellement, Obama ne dispose pas des mêmes atouts. Cet intellectuel, diplômé à Harvard, ce métis africain-américain, a un charisme, une fraîcheur qui peut être un plus face au vétéran républicain. Obama ne laisse pas indifférent. Brillant orateur, il incarne l'Amérique unie, sans frontières raciales, l'Amérique qui se respecte. Mais, il serait trop aisé de ne faire de M. Obama qu' un symbole. Obama, bien-sûr, a des faiblesses. Homme nouveau dans le paysage politique, il doit démontrer à présent qu'il a les capacités de devenir un véritable homme d'Etat.
Si beaucoup d'électeurs américains sont séduis par Obama, il est intéressant de noter que la majorité des personnes aux revenus modestes ayant voté au primaires démocrates se sont tournée vers H. Clinton, qui rassurait par son expérience cet électorat aux fins de mois difficiles. Le candidat démocrate va devoir donc s'employer à les séduire, d'autant que Mc Cain jouera sa carte en partie là-dessus (l'expérience).
Au delà de la guerre d'Irak, de la guerre d'Afghanistan, de la santé ou du réchauffement climatique, la question de l'économie paraît aujourd'hui primordiale et pèsera fort dans la balance.
Vous l'avez compris, je souhaite que Barack Obama devienne président des Etats-Unis. Je crois que c'est la première fois depuis bien longtemps qu'un homme politique représente avec une telle force la notion, si mince soit-elle, d'espoir. Espoir, c'est un mot, quand on y pense, qui s'accorde souvent mal avec la politique. Obama n'est pour l'instant qu'une image, une belle image. J'espère que ça n'est pas un mirage, et que derrière l'image, aussi belle soit-elle, se cache un réel "marchand de rêves". Cette expression a été utilisée par Mme Clinton afin de souligner le manque d'expérience de son rival. Habile, Obama a repris l'attaque à son compte : "Et bien oui, je suis un marchand de rêves !".
"Je suis le fils d'un homme noir du Kenya et d'une femme blanche du Kansas. J'ai été élevé en partie par un grand-père blanc qui, après avoir survécu à la Grande Dépression, servit sous les ordres de Patton durant la seconde guerre mondiale, et par une grand-mère blanche qui travaillait sur une chaîne de montage de bombardiers à Fort Leavenworth pendant qu'il combattait outre-mer. J'ai étudié dans certaines des meilleures écoles d'Amérique et vécu dans l'un des pays les plus pauvres du monde. Je suis marié à une Américaine noire qui a en elle du sang d'esclave et du sang de propriétaires d'esclaves – un héritage que nous transmettons à nos deux filles adorées. J'ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins de toute race et de toute couleur de peau, dispersés sur trois continents, et jusqu'à mon dernier jour je n'oublierai jamais que mon histoire n'aurait été possible dans aucun autre pays du monde.
C'est une histoire qui ne fait pas de moi le plus conventionnel des candidats, mais c'est une histoire qui a, de façon indélébile, imprimé dans mes gènes l'idée que ce pays représente plus que la somme de ses parties, que nous tous qui le composons, nous ne formons, en réalité, qu'un."
(Extrait du discours de Philadelphie de Barcack Obama sur la question raciale, le 18 mars 2008. Pour lire la suite : http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/...)
http://fr.youtube.com/watch?v=pWe7wTVbLUU&feature=rel...
Et aussi : le programme des candidats : http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-8292...
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mardi, 13 mai 2008
En Italie, virage à droite
Politikele vous propose de découvrir le nouveau visage de la droite italienne.
Silvio Berlusconi est de retour au pouvoir, bien aidé par la Ligue du Nord, le parti xénophobe d'Umberto Bossi. Qu'est-ce que la Lega ?
A Rome, à gauche depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la chute de Mussolini, la victoire du cinquantenaire Alemanno, aujourd'hui au PDL, parti de Berlusconi, est un véritable séisme politique.
A Rome : qui est Alemanno ?
Mais qui est cet homme : un article de Libération, au lendemain de sa victoire, relate son passé .
"L’accession à la mairie de Rome représente, à 50 ans, une véritable consécration. Il est passé des catacombes au Capitole, sortant définitivement de la marginalité politique pour la reconnaissance publique. Inscrit dès 1971 au Mouvement social italien (MSI, néofasciste) de Giorgio Almirante, il a en effet passé ses jeunes années dans les groupes d’extrême droite violents. Surnommé Lupamanno (contraction de loup et d’Alemanno) il a plusieurs fois été arrêté pour des agressions présumées. En 1982, il est incarcéré pendant huit mois pour avoir lancé un cocktail Molotov contre l’ambassade de l’Union soviétique à Rome. Il sera par la suite relaxé. A la tête du Fronte della Gioventù à partir de 1988, il incarne rapidement le courant social et populaire du mouvement néofasciste. Mais le MSI reste exclu du pouvoir. Ce n’est qu’avec les affaires de pots-de-vin qui, dans le cadre des opérations «Mains Propres», balaient la classe politique traditionnelle que les néofascistes parviennent en 1992 à sortir de l’ombre.
Dans le sillage de Gianfranco Fini, Alemanno participe à la création d’Alliance nationale (AN) qui rompt avec la tradition fasciste et se prononce pour une droite conservatrice et nationale. Il sera élu député puis pendant cinq ans ministre des Politiques agricoles du gouvernement Berlusconi. Ses adversaires de gauche lui reconnaissent alors sa défense des paysans, son combat contre les OGM et son recentrage politique. Alors que son ancien compagnon de parti et de courant de la droite sociale Francesco Storace décide de quitter AN jugée trop molle, Alemanno lance en 2007 «basta avec les vieux slogans, notre modèle c’est Sarkozy».

http://www.liberation.fr/actualite/monde/323749.FR.php
Il défend Gianfranco Fini lorsque celui-ci déclare que «le fascisme a été le mal absolu» , mais il ne retire pas pour autant la croix celtique qu’il porte autour du coup. En campagne électorale pour la mairie de Rome, il tonne contre les clandestins, réclame la «tolérance zéro» et fait de l’insécurité le thème central de sa campagne. Entre les deux tours, Alemanno refuse l’apparentement avec Francesco Storace sous la pression de la communauté juive, tout en lâchant : «A propos de Storace, les juifs exagèrent»."
Le plus choquant, est qu'il a finalement été élu sur le thème de l'insécurité et rien d'autre. On se souvient que la campagne des municipales à Rome a été notamment marqué par un fait divers sordide commis par un roumain sans-papier… Les électeurs italiens sont, semble-t-il, dans le désarroi complet. Le nouveau Parti Démocrate n'a pas réussi à rassembler les électeurs de gauche et du centre, à Rome comme lors des élections législatives. Or, comme Alemanno à Rome, la Ligue du Nord a joué sur ce thème durant toute la campagne. Mais venons en au niveau national, et à ce succès surprenant de la Ligue du Nord, qui détient les clés de la stabilité du nouveau gouvernement.
Qu'est-ce que ce parti de la Ligue du Nord ?
Le journal italien, Corriere de la Serra, nous aide à comprendre :
"Le succès électoral de la Ligue du Nord [qui a obtenu plus de 8 % des voix lors des élections des 13 et 14 avril] semble avoir déconcerté et étonné de nombreux analystes. A l’exception d’une poignée d’observateurs attentifs du phénomène, la Lega est encore perçue par les commentateurs politiques comme un objet mystérieux, une énigme. En dépit de son histoire déjà vieille de vingt ans et de son enracinement territorial, elle continue à être davantage jugée sur les intempérances verbales récurrentes de ses leaders que sur sa nature.
Le réflexe pavlovien consiste encore à la reléguer sous l’étiquette de mouvement protestataire. C’est en partie dû à la difficulté de comprendre ce qu’est vraiment un parti régional ou territorial. Un parti régional est un parti qui échappe aux classiques étiquettes “droite” et “gauche” en s’imposant comme porte-parole d’une certaine portion du territoire, dont il aspire à avoir le monopole de la représentation. C’est un parti qui transcende les classes sociales. C’est un parti communautaire, un parti-communauté.
Pour un groupe politique de ce type, avoir un rôle dans le gouvernement national est important, mais seulement si cela peut rendre plus efficace son action en faveur de la communauté territoriale qu’il représente. Sa véritable force réside dans le contrôle des administrations locales et dans une présence diffuse jusque dans les moindres recoins de son territoire. On ne peut comprendre la Ligue du Nord si on ne tient pas compte de la capacité de son leader, Umberto Bossi, à impulser au fil des ans l’émergence et le développement d’une classe dirigeante locale – de jeunes administrateurs, souvent habiles, capables de se tenir à l’écoute des demandes de leurs administrés." (www.courrierinternational.com)
D'où l'exigence de la Ligue du Nord de s'occuper de la politique d'immigration, de la sécurité ou encore de la fiscalité, au Gouvernement.
Le journal La Repubblica renchérit, le 9 mai (in courrier international, toujours) : "L'équipe gouvernementale dirigée par Silvio Berlusconi a prêté serment le 8 mai. Sa composition avait été annoncée la veille : une équipe restreinte de douze ministres résolument à droite. Parmi eux se trouve Umberto Bossi, chef du parti populiste la Ligue du Nord, qui occupe le poste de ministre des Réformes. Le quotidien rappelle que l'un des projets phares de Bossi est la mise en place du "fédéralisme fiscal" en vertu duquel les régions les plus riches reverseraient moins d'impôts aux plus pauvres."
On retrouve également la Ligue du Nord à l'Intérieur ainsi qu'au ministère de l'agriculture… Les Italiens risquent de déchanter bien vite.
15:27 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

