samedi, 31 mai 2008

Troisième République des blogs, compte-rendu

C'est vers dix-neuf heures que j'ai rejoins la tablée de blogueurs, assis entrain de siroter un jus en terrasse. Et ma foi, j'ai passé un agréable moment. Etais-ce la République des gauches (dixit le boycotteur Petit Grognard) ? Il est vrai qu'un seul blogueur, Philippe David se revendiquait de droite… Il est dommage qu'il y en avait qu'un. Dommage, une autre fois peut-être.. Je ne dirai donc pas que c'était la République des gauches, mais la République oubliée  par la droite…

Car nous n'étions pas si nombreux, l'équilibrage aurait pu être très facile. D'ailleurs, demandez à Vu de Droite s'il a passé un mauvais moment (je crois que non !)…

Avec Chouka et Hyarion, nous avons quelque peu discuter de… la gauche, ou plutôt, du parti socialiste, de social-libéralisme, de courants, de pétodière. Vu de Droite nous a fait part de son expérience au fin fond du far-west, dénonçant le manque de culture générale des Américains vivant dans la campagne… ou encore de la vision de la France en Chine (Zidane et son coup de boule, la tour Effel)… Cette discussion a quelque peu titillé Chouka, y voyant là une forme de manichéisme de la part de P. David. Moi, cela m'a mené à me demander : si tu vas au fin fond de la Creuse, ou de la Nièvre, et que tu demandes à des gens leur vision de l'Amérique ou de la Chine, que répondrons-t-il  ? Mac Gyver, Alerte à Malibu, Mc Do, Michael Jordan, Bush … ou encore, le Tibet, les Nems, la dictature.   Autrement dit, les Français croient souvent qu'ils ont inventé la culture… Je réfute cette thèse, qui serait top à notre honneur et de surcroît entièrement faux (les Egyptiens, les Grecs, les peuples germains… ont fait preuve jadis d'un esprit bien plus ouvert et novateur)…

Puis François Briançon, l'adjoint au sports de la mairie de Toulouse, est arrivé, heureux d'avoir gagné 100 000 euros. 100 000 euros ??? Il a joué au loto ? Mais non, vous savez, c'est cette histoire de match de football au Stadium qui a lieu ce samedi (France-Paraguay). La mairie demandait 10% des recettes, ce que le président de la F.F.F. (Fédération Française de Football), M. Escalettes, a refusé. Mais à la place, il a donné 100 000 euros (soit plus, selon lui, que les 10% de recettes du fameux match).

Que va faire M. Briançon avec ses 100 000 euros : l'argent va servir pour développer les infrastructures d'équipement sportifs, et surtout, l'encadrement dans les quartiers.

Il nous a aussi exposé brièvement la politique sportive de la nouvelle équipe municipale. Les subventions données au TFC et au Stade Toulousain, vont être baissées, afin de favoriser le financement d'équipements sportifs (et oui, y a pas que le foot et le rugby dans la vie..). Il s'agit donc d'une répartition différente, plus juste.

Puis, nous avons discuté blogs, plate-forme, (je le dis haut et fort, Haut-et fort, c'est de la m... , enfin vous avez compris :-)), Monsieur Poireau et Fanette donnant de sages conseils … Ah, et au fait, le cumul de Pierre Cohen ?? Bah, pas trop de news, François Briançon pense qu'il n'ira pas au bout de son mandat. Pour le reste, tout s'est déroulé dans une bonne ambiance, conviviale, agréable.

Qu'est-ce que je souhaite pour la prochaine ?

Plus de monde, et tiens, je vais me mettre à parler comme Moudenc, "plus de DI-VER-SI-TE" (politique, j'entends bien) : où étaient les blogueurs du MoDem et de l'UMP, ceux de la LCR, les alter-mondialistes, les royalistes, les souverainistes ??? Bon je vais m'arrêter là !! Tout ça pour dire qu'on a tous passé un bon moment, mais que ça serait encore mieux avec plus de monde !

A bientôt.

Les blogueurs présents :

Chouka (RJ) : http://lebavost.wordpress.com/

Monsieur Poireau : http://monsieurpoireau.blogspot.com/

François Briançon : http://www.francoisbriancon.com/

Alluvions : http://alluvions-mc.blogspot.com/

Philippe David : www.vudedroite.com/

Hyarion : http://anarcho-monarchiste.over-blog.org/

Fanette : http://fanette316.blogspot.com/

jeudi, 29 mai 2008

Les Assises de la culture, nouveau chantier de l'équipe municipale

Pierre Cohen a décidé de lancé les Assises de la culture, à Toulouse. La volonté de la mairie est d'écouter à la fois les revendications des acteurs culturels de la ville mais aussi celles du grand public. Le but est notamment de redéfinir les grands contours du projets Toulouse 2013.
Voici le programme : (source : www.toulouse.fr)
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"Les Assises de la culture s’organisent en trois temps forts.
 
Acte I, les 6 et 7 juin : deux journées de dialogue et de discussion.
Conférences et tables rondes sur le thème de Toulouse 2013 et de la politique culturelle municipale. Les rendez-vous sont fixés au Théâtre national de Toulouse (TNT), le vendredi matin ; à la Cinémathèque / Petit Théâtre TNT / Salle du Sénéchal, le vendredi aprés-midi. Le samedi, les tables rondes et les débats se dérouleront à l’université du Mirail.
Acte II, de juin à octobre : organisation d’ateliers thématiques dans les quartiers de la ville afin d’ouvrir la réflexion à tous.
Acte III, d’octobre à décembre : écriture du projet culturel par les commissions mises en place à l’issue des Assises, définition d’un plan d’actions annuel et création d’un Conseil des arts et de la culture dès janvier 2009."
Le diagnostic qui apparaît le plus évident est qu'il est nécessaire de rééquilibrer le budget entre le culture de prestige (le Marathon de mots, l'orchestre national du Capitole, par exemple, coûtent un prix exorbitant !) et la culture du quotidien.
Que proposait Pierre Cohen dans son projet de candidat en plus des assises de la culture ?
Mis à part son souhait de développer un "parcours culturel" gratuit pour tous les enfants scolarisés (visites de musées, concerts, rencontres avec des artistes), de créer des fabriques culturelles (prioritèrement dans les quartiers dépourvus d'équipements) ou encore, un grand événement culturel dans un quartier toulousain (à la manière des défunts RDV du 38, à Empalot ou de ça bouge au Nord, aux Izard) son programme culturel n'est pas très avancé.
D'où l'importance que prennent ces assises de la culture, notamment pour les acteurs culturels, qui reprochaient souvent auprès de la municipalité précédente un manque d'écoute et de concertation. Déjà, dès le lendemain de sa nomination, P. Cohen leur avait envoyé un signe fort en nommant Nicole Belloubet, sa première adjointe, à la culture. Il s'agit, à travers ces assises, de définir et d'adopter une politique culturelle à court, moyen et long terme.
Depuis son élection à la tête de la mairie de Toulouse, Pierre Cohen et son équipe se soucient de donner la parole aux citoyens. C'est agréable, espérons que ce sera efficace. Dans la gestion de la ville, la démocratie participtive est en tout cas une mini révolution.
Pour aller plus loin au sujet de la culture :
Durant les municipales, l'autre liste de François Simon avait fait de la politique culturelle une de ses priorités. Je vous conseille cet article (http://toulouse-municipales2008.over-blog.net/article-171...), compte-rendu d'une réunion publique sur ce thème (peut-être y a-t-il quelques bonnes idées à prendre !).  

 

jeudi, 22 mai 2008

UMP 31 : du neuf avec du vieux ?

On peut lire dans La Dêpeche du 22 mai, un interview de M. Devedjan, secrétaire général de l'UMP, de passage en Haute-Garonne. Celui-ci ne cache pas son désir de voir Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse, revenir aux affaires.

 "Après les législatives et les municipales tout est-il à reconstruire à l'UMP en Haute-Garonne ?

Après la défaite des municipales, je souhaite remettre l'organisation de l'UMP de Haute-Garonne en état de marche. Nous avons un grand nombre d'adhérents dans ce département (7 000). Nous avons un fort potentiel, mais notre échec aux municipales nous a désorganisés. Il nous faut donc nous relancer.

Sur quelles bases et avec qui ?

Je vais essayer de régler les questions de structures de la fédération. Je souhaite que Dominique Baudis joue un rôle important.

Il pourrait prendre la tête de la fédération ?

Pourquoi pas.

Dominique Baudis a un passé à Toulouse, mais peut-il représenter l'avenir ? Ce choix ne témoigne-t-il pas de la difficulté qu'a l'UMP à forger la relève en Haute-Garonne ?

Il ne sera pas seul. Mais Dominique Baudis est un homme qui a connu beaucoup de succès. C'est celui qui est le plus capable de rassembler la majorité présidentielle en Haute-Garonne. Notre objectif est de faire émerger une nouvelle génération sous son patronage. Plus que les personnalités, ce sont les talents qui comptent.

Quel rôle pourrait jouer Jean-Luc Moudenc dans la nouvelle configuration de l'UMP ?

Jean-Luc Moudenc est quelqu'un de valeur dont on ne va pas se priver. J'en discuterai avec lui lors de mon déplacement à Toulouse.

Votre objectif, c'est la reconquête de Toulouse ?

On ne se résout pas à la perte de Toulouse, en effet. L'un de nos objectifs est de reconquérir la ville."

 

Dominique Baudis à Toulouse en 2008
(photo : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dominique_Baudis)

 

Baudis en nouveau conquérant de la ville rose ? Pas sûr que cela fasse les affaires de l'UMP... Pendant les élections municipales, le candidat Jean-Luc Moudenc répétait sans-cesse qu'il était le digne héritier de la dynastie Baudis, et on n'a pu voir que les résultas finaux n'ont pas été à la hauteur de ses espérences. Baudis a pris un coup de vieux, dirait-on. Il représente le passé de Toulouse, ville qui a beaucoup changé depuis que ce dernier a quitté la mairie, en 2001. Toulouse a beaucoup grandi,  les nouveaux habitants (environ 7000 chaque année à Toulouse) ne le connaissent pas. Après trente-sept ans de pouvoir, la droite toulousaine cherche un nouveau souffle. Mais qu'en pense l'UMP 31 ? Les militants adhèrent-ils à l'idée de M. Devedjan ? Souhaitent-ils faire du neuf avec du vieux ? 

mercredi, 21 mai 2008

Accompagnement à la scolarité, l'envers du décor

S'il y a bien une politique que le(s) gouvernement(s) délaisse, c'est selon moi la politique sociale... Pire, on dirait que ce mot, "social", est presque devenu un gros mot.


Depuis le passage de Jospin à Matignon, est développé dans les quartiers en difficulté l'accompagnement à la scolarité, qui a ensuite changé de nom, mais le principe en est toujours le même : il s'agit d'une structure permettant aux enfants de venir deux fois par semaine pour y travailler et enrichir leur culture, via des activités ludiques telles le théâtre, la comédie musicale, le dessin, la musique, la lecture… Bref, l'objectif est que l'enfant fasse ses devoirs, puis découvre des activités en compagnie d'intervenants. Désireux d'aider les "petits jeunes", je suis devenu intervenant.

De prime abord, l'équipe, constituée d'étudiants motivés, d'une directrice dynamique, qui a l'air d'avoir de la bouteille, me plaît. Seulement nous avons tous vite déchanter...

J'ai senti de suite que notre organisation nous empêcherait de faire du bon travail. Les enfants, qui ont entre six et onze ans, ont déjà d'énormes lacunes scolaires (certains n'arrivent pas à lire, à écrire, ne font pas la différence entre un sujet et un verbe, ne maîtrisent aucune règle d'orthographe), et certains des difficultés comportementales (rejet de l'autorité, difficulté à se concentrer, à se cannaliser…).

Nous n'étions pas assez nombreux pour travailler efficacement : cinq gosses par intervenant, cela fait un peu trop, car ce public demande tout simplement beaucoup d'attention (surtout si les intervenants n'ont en plus pas ou peu d'expérience dans ce domaine). De plus, nous n'étions pas aidé par une directrice qui a finalement décrété que son rôle consistait à gueuler quand il y en avait besoin…

Une séance dure deux heures, et cela passe très vite ! En deux heures, les mômes disposent d'un temps pour jouer-goûter, doivent faire leurs devoirs, et peuvent ensuite participer à une activité culturelle… Comme nous manquions d'intervenants, inutile de vous faire un dessin , même avec la meilleure volonté du monde, c'était vite le bazar ! Les enfants ont particulièrement besoin d'un cadre, de limites claires et fixées avec eux. S'ils ne les ont pas compris, il ne savent tout simplement pas pourquoi ils sont là : "est-ce que je dois travailler ? Est-ce la récréation ? Ou les deux ???"… Pas facile.

Toute l'année a été de plus en plus chaotique, les enfants profitant de toutes les failles, les intervenants se trouvant vite dépassés. Dans les bons jours, ils pouvaient bosser trente minutes dans le calme… Mais, à la fin de chaque séance, nombreux sont ceux qui rentrent en n'ayant pas finis leur devoirs.

Alors quand j'entend le gouvernement se targuer d'organiser de telles structures dans les cités, et dire que cela fonctionne très bien, ça me fait doucement marrer… On n'apporte rien, ou presque rien, à ces gosses.
Pourquoi ?
On ne forme pas les intervenants, on ne les "accompagne" pas. Savoir gérer un groupe d'enfants, d'adolescents, ça s'apprend. Pas dans les livres, mais sur le terrain. Et ça n'est surtout pas de la science infuse. Travailler dans le social n'est absolument pas valorisé, sous-payé, et de plus, on constate un déficit de professionnalisation qui cause un grand préjudice à la qualité du travail effectué.

Mais je finis mon histoire… Au fil des semaine, le climat social du quartier s'est quelque peu envenimé. Du coup, il est arrivé que des voitures d'intervenants soient brûlées, ou encore que des projectiles tels des cailloux soient lancés sur la structure… Les intervenants sont peu à peu tous partis, la directrice a demandé à être mutée, l'accompagnement à la scolarité a cessé… et ne sera pas renouvelé l'année prochaine. Et ce centre n'est pas le seul dans cette situation : la même structure mais pour un public adolescent (douze-dix-huit) a du fermer au bout de deux mois à peine, faute d'intervenants…

Pourtant, il s'en est fallu de peu pour que les choses se passent bien : deux-trois intervenants de plus, une journée de formation, et la structure tournait.

Au final, les perdants sont évidemment les enfants : au mieux, ils ont passé de bons moments, au pire ils se seront ennuyés, mais une chose est sure, pratiquement aucun n'a progressé dans sa façon de travailler. Ces enfants, qui ont déjà un sacré retard (dès le CP), vont couler au collège, s'ils y vont. Et ce n'est pas au sein de leur famille qu'ils combleront leur retard, les parents étant (dans le centre social où j'étais) presque tous illettrés, ils ne peuvent absolument pas aider leur gamin de huit ans. Ces enfants vivent donc seuls leur scolarité, dès l'âge de sept-huit ans … et la délaissent inévitablement.
Il est temps d'agir, de réagir, de faire quelque chose ! On ne peut pas laisser ces enfants, qui ont tous à un moment donné envie d'apprendre, et surtout envie de bien faire, dans une telle solitude… C'est lâche et triste.

Ce fut donc une expérience, certes enrichissante humainement, mais terriblement frustrante. Dès lors que les intervenants-étudiants seront, au moins suffisamment nombreux, et, au mieux, accompagnés par des personnes professionnelles compétentes, l'accompagnement à la scolarité pourra être bénéfique pour ces enfants. Aujourd'hui, ça n'est pas le cas... Que dire de plus ?  

vendredi, 16 mai 2008

Musiques toulousaines

ATTENTION, MESDAMES ET MESSIEURS, LES MUSICIENS SONT DANS LA PLACE !!!

DANS Politikele VOUS TROUVEREZ UNE LISTE INTITULEE "POUR VOS OREILLES" , DANS LAQUELLE VOUS POURREZ DECOUVRIR OU

REDECOUVRIR DES ARTISTES TOULOUSAINS DEBUTANTS OU CONFIRMES, IL SUFFIT DE CLIQUER SUR LE OU LES NOM(S) QUI VOUS

INSPIRENT. LEUR POINT COMMUN : ILS ONT TOUS DU TALENT !  UNE EXCEPTION : LES PETITES BOURRETTES, GROUPE A LA MUSIQUE

CHALEUREUSE... SONT DES PARISIENS ! LES AUTRES SONT 100% TOULOUSAINS ! DECOUVRER L'UNIVERS INCOMPARABLE DE

L'HERBE FOLLE, LE JAZZ GROOVE DE MES AMIS HP ORCHESTRA, LE REGGAE DE POSITIVE ROOTS BAND ET DE FROM ROOTS, OU ENCORE LE JAZZ DELOCALISE DE PULCINELLA...

C'EST GRATUIT, ET EN PLUS, CELA PEUT MEME VOUS FAIRE DU BIEN !

mercredi, 14 mai 2008

Pierre Cohen député jusqu'en... 2012 ?

"Pierre Cohen, député-maire de Toulouse" : voici la titulature qui orne tous les courriers officiels ou décisions de la mairie... ce qui a le don de m'énerver prodigieusement. Non pas que je sois un traqueur de cumulard –il y aurait trop de boulot à faire-, mais plutôt parce que j'attache beaucoup d'importance au fait de tenir parole.

Souvenez-vous… En pleine campagne électorale, le candidat Pierre Cohen le disait et le répétait, il quitterait son tablier de député s'il était élu maire de Toulouse. Elu, il l'est, depuis un certain dimanche 16 mars 2008.

Devant mon incompréhension face à cette dénomination, j'ai adressé un courrier à la mairie à ce sujet, qui ne m'a pas répondu. J'ai donc changé de stratégie. Je me suis tourné alors vers l'adjoint au maire et ancien directeur de campagne de M. Cohen, il s'agit de François Briançon. Ce dernier tient un blog, www.francoisbriancon.com, qu'il met à jour régulièrement.

Je lui ai donc posté un commentaire, pour en savoir plus, que je me permet de reprendre :

"Monsieur Briançon, j'ai une question quelque peu dérengeante à laquelle j'aimerais qu'on me réponde : Pierre Cohen compte-t-il rester député de la troisième circonscription de Haute-Garonne ?"

 

Il me répond illico-presto : "RÉPONSE À GABRIEL : Pierre Cohen l'a dit pendant la campagne électorale et l'a confirmé depuis : il ne restera pas député de la troisième circonscription. Si le Parti Socialiste le lui demande, au moment de son congrès en octobre prochain, il démissionnera ; sinon, il ira au bout de son mandat et ne se représentera pas."

Stupéfait par cette réponse, je lui renvois un commentaire :

"Oui, mais ça n'est pas exactement cela qu'il avait dit durant la campagne, si je ne me trompe pas..  Figurez-vous que j'avais rencontrer Pierre Cohen le 7 janvier 2008 (je faisais alors le blog http://toulouse-municipales2008.over-blog.net)  et je lui avais demandé "Quitterez-vous votre fonction de député si vous êtes élu ?", il m'avait répondu " si je suis élu, je remettrai mon mandat de député entre les mains du parti socialiste qui organisera des élections partielles. Je souhaite me consacrer uniquement à mon mandat de maire. " Il a tenu ce discours pendant toute la campagne.

Or, là, vous nous dites que si le PS le lui demande au mois de novembre, il quittera sa fonction, ou alors il finira son mandat (jusqu'en...2012)... Ce que vous m'avez répondu est quand même très différent.
Si c'est le cas, je serais déçu. M. Cohen cumule déjà les fonctions de maire et de président du Grand Toulouse, je crois qu'il a déjà suffisamment de travail pour ne pas avoir en plus une fonction nationale...

Franchement, Monsieur Briançon, ça n'est pas bon, ni pour son image, ni pour sa crédibilité... et j'ajouterai, une chose : j'ai voté M. Cohen au second tour, d'une part car je ne pouvais absolument pas voter pour M. Moudenc, mais d'autre part, outre son projet très ambitieux, je pensais que P. Cohen s'occuperait de sa ville à plein temps. Or au bout de quelques semaines, on nous dit qu'il pourrait peut-être continuer son mandat de député jusqu'en 2012...  Les cumulards, on a marre... "

Il me répond à nouveau : "Gabriel il n' y a pas de contradiction entre votre précision - toute à fait exacte - et ce que j'ai écrit. C'est au parti socialiste de décider de l'opportunité et du moment d' une partielle. Au- delà de ces remarques calendaires, je peux vous affirmer que Pierre Cohen, comme toute l'équipe municipale est entiérement mobilisé pour remplir le contrat passé avec les toulousains.
Pour le reste je partage vos remarques sur le cumul des mandats ; au sein de mon parti je limite pour l'interdiction des cumuls ; je l'appliquerais cette règle puique je ne briguerais pas d'autres mandtas tant que je serais élu municipal"

Pour résumer, si le PS n'organise pas d'élection partielle, Pierre Cohen restera député, et fera fi de sa promesse électorale. Il restera député, dans le meilleur des cas, jusqu'en octobre 2008, sinon jusqu'à la fin de son mandat, en … mai 2012.  Espérons donc que le PS organisera des élections partielles dans la troisième circonscription de Haute-Garonne d'ici là.

Autre remarque : j'ai apprécié la rapidité et la franchise des réponses de François Briançon, un des rares adjoints à tenir un blog à jour pour expliquer ce qu'il fait. Merci à lui.

mardi, 13 mai 2008

En Italie, virage à droite

Politikele vous propose de découvrir le nouveau visage de la droite italienne.

Silvio Berlusconi est de retour au pouvoir, bien aidé par la Ligue du Nord, le parti xénophobe d'Umberto Bossi. Qu'est-ce que la Lega ?

A Rome, à gauche depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la chute de Mussolini, la victoire du cinquantenaire Alemanno, aujourd'hui au PDL, parti de Berlusconi, est un véritable séisme politique.  

A Rome : qui est Alemanno ?

Mais qui est cet homme : un article de Libération, au lendemain de sa victoire, relate son passé .

"L’accession à la mairie de Rome représente, à 50 ans, une véritable consécration. Il est passé des catacombes au Capitole, sortant définitivement de la marginalité politique pour la reconnaissance publique. Inscrit dès 1971 au Mouvement social italien (MSI, néofasciste) de Giorgio Almirante, il a en effet passé ses jeunes années dans les groupes d’extrême droite violents. Surnommé Lupamanno (contraction de loup et d’Alemanno) il a plusieurs fois été arrêté pour des agressions présumées. En 1982, il est incarcéré pendant huit mois pour avoir lancé un cocktail Molotov contre l’ambassade de l’Union soviétique à Rome. Il sera par la suite relaxé. A la tête du Fronte della Gioventù à partir de 1988, il incarne rapidement le courant social et populaire du mouvement néofasciste. Mais le MSI reste exclu du pouvoir. Ce n’est qu’avec les affaires de pots-de-vin qui, dans le cadre des opérations «Mains Propres», balaient la classe politique traditionnelle que les néofascistes parviennent en 1992 à sortir de l’ombre.

Dans le sillage de Gianfranco Fini, Alemanno participe à la création d’Alliance nationale (AN) qui rompt avec la tradition fasciste et se prononce pour une droite conservatrice et nationale. Il sera élu député puis pendant cinq ans ministre des Politiques agricoles du gouvernement Berlusconi. Ses adversaires de gauche lui reconnaissent alors sa défense des paysans, son combat contre les OGM et son recentrage politique. Alors que son ancien compagnon de parti et de courant de la droite sociale Francesco Storace décide de quitter AN jugée trop molle, Alemanno lance en 2007 «basta avec les vieux slogans, notre modèle c’est Sarkozy».

                                                            http://www.liberation.fr/actualite/monde/323749.FR.php

 

Il défend Gianfranco Fini lorsque celui-ci déclare que «le fascisme a été le mal absolu» , mais il ne retire pas pour autant la croix celtique qu’il porte autour du coup. En campagne électorale pour la mairie de Rome, il tonne contre les clandestins, réclame la «tolérance zéro» et fait de l’insécurité le thème central de sa campagne. Entre les deux tours, Alemanno refuse l’apparentement avec Francesco Storace sous la pression de la communauté juive, tout en lâchant : «A propos de Storace, les juifs exagèrent»."

Le plus choquant, est qu'il a finalement été élu sur le thème de l'insécurité et rien d'autre. On se souvient que la campagne des municipales à Rome a été notamment marqué par un fait divers sordide commis par un roumain sans-papier…  Les électeurs italiens sont, semble-t-il, dans le désarroi complet. Le nouveau Parti Démocrate n'a pas réussi à rassembler les électeurs de gauche et du centre, à Rome comme lors des élections législatives. Or, comme Alemanno à Rome, la Ligue du Nord a joué sur ce thème durant toute la campagne.  Mais venons en au niveau national, et à ce succès surprenant de la Ligue du Nord, qui détient les clés de la stabilité du nouveau gouvernement.

Qu'est-ce que ce parti de la Ligue du Nord ?

Le journal italien, Corriere de la Serra, nous aide à comprendre :

"Le succès électoral de la Ligue du Nord [qui a obtenu plus de 8 % des voix lors des élections des 13 et 14 avril] semble avoir déconcerté et étonné de nombreux analystes. A l’exception d’une poignée d’observateurs attentifs du phénomène, la Lega est encore perçue par les commentateurs politiques comme un objet mystérieux, une énigme. En dépit de son histoire déjà vieille de vingt ans et de son enracinement territorial, elle continue à être davantage jugée sur les intempérances verbales récurrentes de ses leaders que sur sa nature.
Le réflexe pavlovien consiste encore à la reléguer sous l’étiquette de mouvement protestataire. C’est en partie dû à la difficulté de comprendre ce qu’est vraiment un parti régional ou territorial. Un parti régional est un parti qui échappe aux classiques étiquettes “droite” et “gauche” en s’imposant comme porte-parole d’une certaine portion du territoire, dont il aspire à avoir le monopole de la représentation. C’est un parti qui transcende les classes sociales. C’est un parti communautaire, un parti-communauté.

Pour un groupe politique de ce type, avoir un rôle dans le gouvernement national est important, mais seulement si cela peut rendre plus efficace son action en faveur de la communauté territoriale qu’il représente. Sa véritable force réside dans le contrôle des administrations locales et dans une présence diffuse jusque dans les moindres recoins de son territoire. On ne peut comprendre la Ligue du Nord si on ne tient pas compte de la capacité de son leader, Umberto Bossi, à impulser au fil des ans l’émergence et le développement d’une classe dirigeante locale – de jeunes administrateurs, souvent habiles, capables de se tenir à l’écoute des demandes de leurs administrés." (www.courrierinternational.com)

D'où l'exigence de la Ligue du Nord de s'occuper de la politique d'immigration, de la sécurité ou encore de la fiscalité, au Gouvernement.

Le journal La Repubblica renchérit, le 9 mai (in courrier international, toujours) : "L'équipe gouvernementale dirigée par Silvio Berlusconi a prêté serment le 8 mai. Sa composition avait été annoncée la veille : une équipe restreinte de douze ministres résolument à droite. Parmi eux se trouve Umberto Bossi, chef du parti populiste la Ligue du Nord, qui occupe le poste de ministre des Réformes. Le quotidien rappelle que l'un des projets phares de Bossi est la mise en place du "fédéralisme fiscal" en vertu duquel les régions les plus riches reverseraient moins d'impôts aux plus pauvres."

On retrouve également la Ligue du Nord à l'Intérieur ainsi qu'au ministère de l'agriculture… Les Italiens risquent de déchanter bien vite.

samedi, 10 mai 2008

Insolite : la mairie organise un concours de fleurs

Avis aux amateurs, la mairie organise un concours de... fleurs !

QUI PEUT PARTICIPER ? 

Tous les Toulousains qui disposent d’un jardin ou d’un balcon fleuri, à l’exception des professionnels (jardiniers, fleuristes …). Pour participer, vous devez prendre trois photos de votre jardin ou balcon fleuri (conservez les négatifs pour les photos argentiques), remplir le bulletin de participation. Puis vous déposez le tout dans une enveloppe à l’accueil de la mairie, place du Capitole, jusqu’au 13 juin inclus.

A GAGNER : arbustres, coléoptères, livres de jardinages.... 

Courant juin, un jury désignera les 5 plus beaux jardins et balcons fleuris en se basant sur des critères tels que le choix des végétaux ou l’harmonie des couleurs.
Les 10 gagnants recevront de nombreux cadeaux : arbustes, compositions florales, livres de jardinage...

C'est le troisième concours de ce genre. Peut-être que cette fois-ci le maire de Toulouse remettra également son mandat de député au vainqueur !

Plus d'infos sur www.toulouse.fr

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jeudi, 08 mai 2008

Journalisme et temporalité

Je suis un dévoreur de médias, d'informations. Je ne peux pas m'en passer : que ce soit à la radio, dans la presse, sur internet voire à la TV, je passe un certain temps lire, écouter, regarder... Et j'ai bien conscience que le métier de journaliste est entrain de changer considérablement : premier facteur changeant, la temporalité.

Aujourd'hui, nous sommes informés de ce qui c'est produit il y a dix minutes à peine. Il y a encore dix-vingt ans, c'était tout à fait impensable, et surtout, pas dans la culture collective. Aujourd'hui, à l'heure d'Internet, de l'info en temps réel, des newsletter, des minis-infos tous les sept minutes, des journaux qu'on te tend avant de s'engouffer dans le métro, il est impossible de ne pas échapper à ce type d'info : l'info instantanée, brute, presque brutale. C'est cette information qui est la plus lue, la plus vue, la plus entendue, mais c'est également celle-ci qui est la plus rudimentaire... Alors pourquoi ce billet ? Pour dresser un réquisitoire contre la technologie, qui change les habitudes et le mode d'information de l'homme ? Certainement pas. Pour critiquer de façon virulente les journaux gratuits ?

Non plus, je pense que ceux-ci ont des qualités et des défauts…

Il me paraît évident que le média qui a le plus de mal a lutter, ou à évoluer contre ce changement, est la presse quotidienne, la noble presse quotidienne… Ces journaux historiques, Libé, Le Monde, Le Figaro, sont en crise identitaire (et je ne parlerai pas ici des crises économiques).. Toujours respectés,  considérés par certains comme la source d'information la plus fiable, la presse écrite est cependant moins lue. 2 millions de lecteurs se sont évaporés en un peu moins de dix ans… La faute à qui ?

Tout d'abord, il est évident que la plupart des gens se contentent de l'info gratuite, que l'on leur donne dans la main. Pour bon nombre d'entre eux, c'est suffisant, d'autant qu'acheter un quotidien est cher (et comme son nom l'indique, il est fait pour être lu tous les jours) : de 1€ à 1,30€, ce n'est pas donné, et en plus il faut aller le chercher (rares sont les lecteurs qui bénéficient du portage à domicile). Il y a donc une difficulté d'accessibilité face à la facilité des gratuits, de l'info en temps réel.

Autre facteur, cela prend du temps.

Et il faut en avoir du temps, pour lire un journal comme Le Monde de A à Z. Mais pourtant, lire un journal est agréable et comporte de nombreux points qui les différencie avec l'info en temps réel, qu'on ne choisit pas. Avec le quotidien, on peut commencer à la page que l'on souhaite, lire les articles qui nous intéressent, une sélection quasi-naturelle s'opère. Ces journaux comportent comme tout autre média une information brute, bien que souvent plus complète, mais pas seulement, puisque de nombreux débats, réflexions, analyses permettent au lecteur d'aller plus loin.

Or, on remarque que lorsqu'on tend un journal à quelqu'un qui n'a pas l'habitude d'en lire, il est souvent attirer par ces pages là, moins standardisées.

Les journaux commencent à le comprendre : il ne serre à rien de sortir un journal pour ressasser ce qui a été dit la veille, ça n'est plus leur fonction. Ils doivent désormais l'enrichir, multiplier les points de vue, la diversifier. Bref, se démarquer encore plus que précédemment.

Mais venons en au métier de journaliste. Que sera le journalisme du XXIème siècle ? On a souvent l'impression que le journaliste d'aujourd'hui est bien plus "coincé" que celui d'hier. Je m'explique : il ne pose pas assez les questions qui fâchent, mais relate plutôt l'expression de l'opinion publique du moment... Face à cette temporalité qui va toujours plus vite, et face à la demande d'une information toujours plus rapide, concise, mais assez complète, le journaliste est tiraillé entre le choix d'informer et celui de faire réfléchir… Et il est généralement difficile d'allier les deux.

Cette mutation du temps et des technologies entraîne un changement radical du métier de journalisme, et je dirai même, des métiers du journalisme. Un exemple, la télévision. Depuis quelques temps, les équipes se réduisent : avant, pour faire un reportage, on avait besoin, d'un journaliste rédacteur, d'un caméraman, d'un preneur de son, d'un éclairagiste et d'un monteur. Certes, cela demandait de nombreux moyens, mais le rendu était bien meilleur : une qualité d'image, de son et d'éclairage garantie. Aujourd'hui, les équipes sont constituées deux personnes, voire d'une seule… Le journaliste, se retrouve à la caméra, au son, puis doit faire en suite le montage, tout en faisant son métier initial,celui de "faire un sujet"..  Vous l'avez compris, moins de moyens, une finition moins pro, telle est l'évolution de ce métier… Ce n'est donc pas que la presse qui est touchée par une crise identitaire, la télévision également…

Tout ça pour dire, qu'il est nécessaire de rester vigilent. Que les journalistes du Monde soient en grève car de nombreuses suppressions de postes (1/4 des journalistes !!!) sont envisagées pour redresser l'économie de l'entreprise n'est pas anodin. Telle est la situation aujourd'hui : on demande au journaliste de faire le même travail, avec la même qualité, mais avec moins de moyens à sa disposition… Cela ne tiendra pas longtemps.

Pourtant, la filière journalistique intéresse de nombreux jeunes, et être journaliste devient de plus en plus ardu : la plupart des nouveaux journalistes sont recrutés à Bac +7. Alors certes, ils sont très érudits, savent beaucoup de choses, mais je reste assez sceptique face à  cette surenchère aux diplômes. D'ailleurs, avoir un bac +7 ne garantit pas de devenir un bon journaliste, loin de là ( mais ça peut aussi aider, je ne le nie pas). Les anciens le disent souvent, les nouveaux journalistes sont bien plus formatés qu'avant…

Résumons donc : une temporalité qui change les habitudes du "client" (lecteur, auditeur, téléspectateur), qui change la façon de produire de l'information, qui change le métier de journaliste, et qui change le mode de recrutement des journalistes… Les médias sont effectivement dans une période charnière, c'est le moins que l'on puisse dire. Je souhaite juste que dans dix-vingt ans, on puisse informer et s'informer aussi bien qu'aujourd'hui, voire mieux… Mais les évènements présents ne peuvent que susciter l'inquiétude.  Pour aller dans ce sens, on a besoin de l'information brute, très utile, mais on a besoin également d'une information réfléchie, celle de la presse quotidienne, de la radio, de la télévision. Or c'est actuellement ce dernier type d'information, en pleine mutation, qui pourrait à terme être amener à disparaître. Le métier de journaliste, n'aurait alors, je crois, plus beaucoup de sens.   

jeudi, 01 mai 2008

Une télé de quartier : Alibernard TV

Des habitants du quartier Arnaud Bernard ont décidé de créer un TV web, Alibernard TV. On peut notamment voir un reportage sur les très fréquents contrôles d'identité que subissent les riverains. Arnaud Bernard est un quartier à part à Toulouse : quartier métissé où se côtoie toute sorte de gens, il y fait bon vivre...  Mais c'est aussi un quartier de traffic de cigarettes et de drogue, combattu avec énergie par la police, et de plus en plus ces derniers temps. Cette vidéo dénonce donc l'excès de zèle des policiers municipaux et nationaux... On peut donc entendre les commentaires d'un médecin, d'une pharmacienne, d'un boulanger, d'habitants du quartier. C'est à voir, cliquez sur http://alibernard.tv/ !

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