jeudi, 12 juin 2008

A Toulouse, culture rime avec juin

Les assises de la culture ont commencées, et ont mis en lumière les tensions déjà perceptibles depuis quelques mois, dans le cadre du projet Toulouse 2013, dont le directeur de projet n'est autre que le frère de PPDA, Olivier Poivre d'Arvor. Celui-ci est très contesté par les acteurs culturels de la ville, qui lui reprochent notamment son parisianisme (pour en savoir plus, je vous conseille cet article de Gilbert Laval, pour Libé Toulouse, http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/06/il-parle-depuis.h...).

La ville rose, en juin, revit avec le Marathon des Mots et Rio Loco. Ces deux manifestations, l'une littéraire, l'autre festive et musicale, sont de loin les plus agréables de l'année. Il n'y a qu'à regarder le programme : les Balkans sont à l'honneur, du 18 au 22 juin, pour le Rio Loco, avec Emir Kusturiça, Goran Bregovitch, Birely Lagrène… bref, des artistes confirmés, très réputés, le tout pour la modique somme de vingt euros les cinq jours. Difficile de mieux faire.

 

Illust:édition 2007, 20.4 ko, 390x226
(rio loco, 2007http://www.toulouse.fr/fr-32/culture-135/festivals-139/rio-loco-108.html)

 

Quant au Marathon des Mots, qui débute ce onze juin (jusqu'au 15), il se déroulera dans vingt lieux de la ville, sur le thème de l'Algérie et la Méditerranée… Cependant, ces deux évènements ne suffisent pas à masquer les insuffisances. A part le mois de juin, à Toulouse, il ne se passe pas grand chose. Le Printemps de Septembre n'a jamais enchanté les foules, l'hiver, la ville dort, et au printemps, elle semble attendre l'été. Pour devenir capitale européenne de la culture, il est évident que cela est trop peu. Alors que manque-t-il à Toulouse ? Un grand événement automnal, printanier, et de la vie pendant l'été, une politique culturelle qui s'étend dans toute la ville.. ça n'est pas gagné. De plus, le manque de salles de concerts est criant. Où sont les concerts ? A Ramonville, à Tournefeuille. A Toulouse, on peut voir du classique, de l'opéra, de la variété et… c'est tout.

Des quartiers sont dépourvus de salle de réunions, comme à Bagatelle, par exemple, où tant au niveau politique que culturel, il est difficile d'organiser quoi que ce soit en raison du manque d'infrastructures.

Bref, pour le moment, Toulouse est peut-être bien la capitale européenne de la culture du mois de juin, à la rigueur, mais guère plus. Alors, profitons de ce mois de juin, car après...

 Lien : http://www.toulouse.fr/fr-32/culture-135/festivals-139/in...

Commentaires

Je suis d'accord avec tes observations !

Le Printemps de Septembre était génial et populaire à Cahors et a été étouffé de parisianisme pédant en arrivant à Toulouse. J'ai essayé d'aborder le sujet avec le Directeur artistique du festival, croisé dans la rue qui m'a donné cette réponse : "c'est parce que vous ne comprenez pas" !!! Belle réponse non ?
:-)))

Ecrit par : Monsieur Poireau | lundi, 16 juin 2008

Belle réponse, en effet. Il est triste que la ville n'utilise pas le tissu culturel si dense et si dynamique qui EXISTE à Toulouse.
Le "parisianisme" est une tendance culturelle qui ne l'enchante pas et qui crée un décalage avec l'image de la ville rose... Le simple que fait qu'Olivier Poivre d'Arvor s'occupe de toutes les grandes manifestations toulousaines illustre ce décalage.

Ecrit par : Gabriel | lundi, 16 juin 2008

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