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jeudi, 26 juin 2008
Billet d'humeurs
En ce moment pas trop de temps d'enrichir ce blog, mais j'aimerais vous parler de plusieurs choses qui ont retenu mon attention. Tout d'abord, en premier lieu (et hop, un pléonasme!), je souhaiterais faire part de mon admiration pour le festival Rio Loco, qui cette année a été d'un niveau artistique absolument sublime.
Les Balkans ont été à l'honneur, avec en chef de file le guitariste chevronné Emir Kusturica et son band "The No Smoking Orchestra". C'était jeudi 18 et il y avait un monde... fou. Que dire sinon : les ballades de Bireli Lagrène, la plétores de fanfares m'ont également plues. Quant au concert de clôture, le groupe jazzy Krakaueur et Klezmzer Madness était tout simplement génial.
Franchement, j'aime Rio Loco ! Pourquoi ? Parce qu'il coûte 5 euros la soirée, parce qu'il se déroule à la prairie des philtres, sur les bords de la Garonne, parcequ'il est multiculturel et qu'on croise un nombre incalculable de gens différents : des familles, des jeunes dévergondés, des vieux solitaires, des petits, des gros, des noirs, des jaunes, des blancs...
Sinon, un billet m'a plu, c'est celui de Robert Solé, dans Le Monde du 22 juin, lisez plutôt.
"Chers étrangers en situation irrégulière, bienvenue au centre de rétention administrative. Retenez bien ceci :
1) Vous êtes retenus et non détenus. On vous retient pour vous expulser.
2) Un retenu est tenu pour responsable de l'incendie de Vincennes. La bonne tenue d'un centre de rétention interdit de jouer avec le feu.
3) La France ne vous retient pas. Ceux d'entre vous qui souhaitent rentrer au pays n'ont qu'à lever la main.
4) Vous n'auriez d'ailleurs jamais dû partir de chez vous. Malheureusement, le système de retenue à la source est en panne.
5) Le retenu ne tient qu'à une chose : détenir un titre de séjour. Mais, pour ça, il ne suffit pas d'être tenu en estime par ses voisins.
6) Certains d'entre vous ne peuvent se retenir de protester. Nous les comprenons, mais que faire ? Ça bouchonne sur les autoroutes de l'immigration : des centaines de kilomètres de retenue. La France ne peut accueillir toute la misère du monde. A l'impossible, nul n'est tenu, et encore moins retenu."
Manque de retenue évident, qui va de pair avec un excès de zèle de certains commissariats de la banlieue parisienne, dont les circulaires sont explicites : conrôlez de préférence les personnes étrangères venues des pays de l'est (info France 3 : Soir 3 du 25/06)... Et ce cher Brice H. qui se pavoisait voilà six jours des 14000 expulsions pour l'année en cours... HONTEUX !!!!!
Pour finir, le mot du jour est : le sarkoberlusconisme. En effet, notre Président se rapproche un peu plus de son ami italien en déclarant vouloir nommer le dirigeant de France Télévisions... Demain, peut-être nous annoncera-t-il qu'il se chargera également de fabriquer le journal...Elle est belle, notre démocratie..
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lundi, 16 juin 2008
République des blogs : J -10 !

J - 10
Une fois n'est pas coutume, Politikele fait de la pub et rappelle aux blogueurs polotiques toulousains qu'une quatrième république des blogs aura lieu le jeudi 26 juin 2008, à partir de 18h30, au "so class" Fer Dillon. Le thème choisi est la culture à Toulouse, en présence (peut-être) de la première adjointe de Pierre Cohen, Nicole Belloubet. Il serait bon que les blogueurs, égarés sur ce blog, qui n'ont rien de prévu ce jeudi 26 juin, viennent s'inscrire sur le blog prévu à cet effet : http://republogtoulouse.blogspot.com/
12:57 Publié dans A Toulouse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 15 juin 2008
Petits tours d'horizons
Il y a des jours, comme ça, où on a envie d'aller voir ailleurs. Comme je naviguais sur la grande toile, j'hissais les voiles, et me dis… Tiens, que se passe-t-il au Zimbabwe ?
Vous savez, ce pays dont le dirigeant est M. Mugabe, homme qui n'a pas accepté sa défaite lors de l'élection présidentielle d'il y a quelques semaines. Et il a décidé d'en organiser une autre, dont il espère vivement que le résultat sera cette fois-ci en sa faveur. Je vous fournis un extrait d'un article que j'ai lu sur www.rfi.fr :
"Devant des milliers de partisans, dont plusieurs militaires, Robert Mugabe a accusé l'opposition d'être à la solde des Britanniques et des Américains. « Jamais plus ce pays ne doit repasser sous la coupe de l'homme blanc », a martelé le vieil homme qui a retrouvé pour l'occasion sa rhétorique anti-occidentale et qui a une nouvelle fois exclu toute alternance politique. « Voir ses pantins pathétiques prendre le contrôle du pouvoir ? Cela n'arrivera pas. Nous n'accepterons jamais », a martelé Robert Mugabe"
Le parti d'opposition, le MDC, subit de fortes pressions : le numéro un du parti, Morgan Tsvangirai, s'est fait brièvement arrêté, puis relâché. Quant au numéro deux, Tendai Biti, on apprend qu'il a été enlevé et inculpé pour trahison. Il risque la peine de mort.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti (g) et Morgan Tsvangirai, lors d'une réunion de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe, le 12 avril 2008.
(Photo : AFP)
Mugabe lie donc la parole aux actes, tandis que son peuple est toujours aussi affamé (l'inflation atteint des sommets épouvantables)… A coup sur, Mugabe sera réélu dans quinze jours président du Zimbabwe… Dans l'indifférence générale, des personnalités africaines s'élèvent contre cet abus de pouvoir de M. Mugabe.
« Les Zimbabwéens se sont battus pour pouvoir choisir leur avenir, de grands sacrifices ont été faits pendant cette lutte de libération. Pour répondre aux aspirations de ceux qui ont fait ces sacrifices, il est vital que rien ne soit fait pour empêcher la légitime expression de la volonté du peuple du Zimbabwe », dit cet appel des personnalités africaines. « Nous considérons cette élection qui approche comme cruciale, nous sommes troublés par les informations faisant état de campagne d'intimidation, de harcèlement et de violence », poursuit l'appel qui demande que les partis politiques puissent mener leurs campagnes électorales pour permettre aux citoyens d'exprimer librement leur volonté. « Nous demandons la fin des violences et le rétablissement du libre accès pour les organisation humanitaires » demande encore cet appel des leaders africains. Parmi les signataires, figurent l'ancien secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et son prédécesseur Boutros Boutros-Ghali, les archevêques Desmond Tutu et John Sentamu archevêque d'York, dix-sept anciens chefs d'Etat ou de gouvernement africains, des juristes éminents et des artistes comme Angélique Kidjo ou Youssou N'Dour. (http://www.zimbabwe-27june.com/)
Il y a des pays où, en dépit d'une certaine tension, des Constitutions naissent, comme au Népal ou au Kosovo. Pour ce dernier, ladite Constitution rentre en vigueur ce dimanche. Le Parlement a également adopté un hymne du Kosovo… sans paroles, afin de ne pas heurter les diverses communautés du pays. Pour le Népal, c'est encore plus incroyable. Le pays a renversé la monarchie : le roi a été prié de quitter son palais… Ce roi, détesté par tout un peuple est finalement déchu. 239 ans de monarchie, et après ? Le Katmandou Post, journal népalais, l'affirme : « Vive la République ! A compter d’aujourd’hui, nous les Népalais, nous ne sommes plus les sujets de la dynastie des Shah qui se moquaient du peuple pendant plus de 240 ans », poursuit l’éditorial du plus important journal anglophone du pays et de remercier les maoïstes qui, force est de le reconnaître, sont les principaux architectes de cette transition historique, inimaginable il y a encore deux ans.
« Pour autant, il faudra s’assurer que les anciens rebelles respectent bien leurs engagements envers le multipartisme et les valeurs démocratiques » (source : http://www.rfi.fr/actufr/articles/101/article_66839.asp) Restent aux Népalais à rédiger une constitution garantissant le multipartisme, la démocratie… Une longue page se tourne, et cela doit faire rêver Mélenchon : Oui, la révolution est possible !!!
De plus, l'Irlande a dit NON, à plus de 53%… laissant une nouvelle fois les dirigeants européens pantois, dans l'impasse. Ce rejet du traité de Lisbonne (dit traité simplifié d'environ… 300 pages) rend la présidence française de l'UE plus que compliquée. En effet, Sarkozy, à l'instar de Merkel après les deux NON de 2005, va devoir trouver des solutions de compromis. Compromis ???? Après tout, l'Irlande ne représente que trois millions d'européens sur 500 millions, se dit Bruxelles. Du coup le Daily Télegraph, journal britannique, s'interroge :

"De hauts responsables à Bruxelles préparent des plans pour s'assurer que le traité de Lisbonne sera bien appliqué ailleurs. Des mesures, comme la création d'un président de l'Union européenne (UE), d'un ministre des Affaires étrangères et de services diplomatiques, seront peut-être retardées, mais elles devraient malgré tout finir par être mises en place." A en croire un diplomate, ajoutait le quotidien conservateur britannique, "un 'mécanisme de soudure' serait en discussion. Si l'Irlande rejette le traité, peut-être sera-t-elle simplement retirée de la liste des signataires. Elle ne serait ainsi pas légalement contrainte d'en respecter les clauses. D'ici à la fin 2009 ou au début 2010, quand la Croatie entrera dans l'UE, un 'traité d'adhésion' ayant valeur d'amendement sera voté par tous les membres, y compris Dublin. Il comprendrait une série de protocoles prévoyant sur le papier des 'issues' aux problèmes que l'Irlande peut avoir avec l'UE, comme les pouvoirs fiscaux ou une plus grande coopération militaire."
La semaine prochaine, annonce l'Irish Times, "les dirigeants européens qui se réunissent à Bruxelles [pour le Conseil européen des 19 et 20 juin] devraient réaffirmer leur attachement au traité de Lisbonne et pourraient demander à l'Irlande d'indiquer comment elle compte procéder. Il reviendrait alors au Premier ministre irlandais Brian Cowen de chercher des exemptions ou des assurances et de les soumettre à un second référendum, ou de trouver une solution pour permettre à ses partenaires d'appliquer les principales réformes en Irlande." (source : www.courrierinternational.com)
Et au fait, des nouvelles du Darfour et de la mission des 26 000 casques bleus envoyés par l'ONU en début d'année ?
Le journal The Independant affirme que "l'opération ne parvient toujours pas à assurer la protection des populations qu'elle était censée sauver. A ce jour, à peine un tiers des effectifs militaires et un quart des forces de police ont été déployés, si bien que la mission menace de se solder par un échec catastrophique. Le matériel n'arrive pas et les soldats en sont réduits à peindre leurs casques en bleu (ou à les recouvrir d'un plastique bleu fixé par un élastique).

Pour couronner le tout, le général placé à la tête de la mission, Martin Luther Agwai, a révélé qu'il avait envisagé de démissionner. "Je pensais que le monde se désintéressait de nous", a-t-il expliqué. Ce n'est qu'après avoir lu un guide de développement personnel intitulé Stop Worrying and Start Living [Cessez de vous inquiéter et commencez à vivre] qu'il a décidé de rester.
Depuis que la mission conjointe de l'ONU et de l'Union africaine a vu le jour, au début de l'année, pour protéger les 7 millions d'habitants du Darfour contre les attaques des milices et des groupes rebelles et contre le banditisme, aucun soldat supplémentaire n'a été déployé. Des équipements indispensables comme des hélicoptères et des véhicules blindés de transport de troupes ne sont pas non plus arrivés. Les seuls véhicules dont dispose la mission, ceux de la MUAS [la Mission de l'Union africaine au Soudan, qui s'est déroulée de 2004 à décembre 2007] tombent en morceaux – quatre ans passés dans le désert laissent des traces." (source : http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=8...)
Voilà, ce petit tour d'horizon s'achève, et on ne peut pas s'empêcher d'avoir un petit goût amer. Naviguer donne parfois le mal de mer…
15:55 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 12 juin 2008
A Toulouse, culture rime avec juin
Les assises de la culture ont commencées, et ont mis en lumière les tensions déjà perceptibles depuis quelques mois, dans le cadre du projet Toulouse 2013, dont le directeur de projet n'est autre que le frère de PPDA, Olivier Poivre d'Arvor. Celui-ci est très contesté par les acteurs culturels de la ville, qui lui reprochent notamment son parisianisme (pour en savoir plus, je vous conseille cet article de Gilbert Laval, pour Libé Toulouse, http://www.libetoulouse.fr/2007/2008/06/il-parle-depuis.h...).
La ville rose, en juin, revit avec le Marathon des Mots et Rio Loco. Ces deux manifestations, l'une littéraire, l'autre festive et musicale, sont de loin les plus agréables de l'année. Il n'y a qu'à regarder le programme : les Balkans sont à l'honneur, du 18 au 22 juin, pour le Rio Loco, avec Emir Kusturiça, Goran Bregovitch, Birely Lagrène… bref, des artistes confirmés, très réputés, le tout pour la modique somme de vingt euros les cinq jours. Difficile de mieux faire.

Quant au Marathon des Mots, qui débute ce onze juin (jusqu'au 15), il se déroulera dans vingt lieux de la ville, sur le thème de l'Algérie et la Méditerranée… Cependant, ces deux évènements ne suffisent pas à masquer les insuffisances. A part le mois de juin, à Toulouse, il ne se passe pas grand chose. Le Printemps de Septembre n'a jamais enchanté les foules, l'hiver, la ville dort, et au printemps, elle semble attendre l'été. Pour devenir capitale européenne de la culture, il est évident que cela est trop peu. Alors que manque-t-il à Toulouse ? Un grand événement automnal, printanier, et de la vie pendant l'été, une politique culturelle qui s'étend dans toute la ville.. ça n'est pas gagné. De plus, le manque de salles de concerts est criant. Où sont les concerts ? A Ramonville, à Tournefeuille. A Toulouse, on peut voir du classique, de l'opéra, de la variété et… c'est tout.
Des quartiers sont dépourvus de salle de réunions, comme à Bagatelle, par exemple, où tant au niveau politique que culturel, il est difficile d'organiser quoi que ce soit en raison du manque d'infrastructures.
Bref, pour le moment, Toulouse est peut-être bien la capitale européenne de la culture du mois de juin, à la rigueur, mais guère plus. Alors, profitons de ce mois de juin, car après...
Lien : http://www.toulouse.fr/fr-32/culture-135/festivals-139/in...
12:32 Publié dans A Toulouse | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
samedi, 07 juin 2008
Stop aux contournements, vive l'autoroute !!!
Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a abandonné les projets de contournements de Bordeaux et Toulouse, justifiant que ses projets "priviégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable".
Jusqu'ici tout va bien ! Forts contestés, notamment à Toulouse, où seule l'ancienne majorité municipale défendait encore le Grand contournement (du MoDem à la LCR, tout le monde était contre), y renoncer est une bonne chose. Cependant, le journal "Le Monde" du 7 juin précise que le ministre Borloo a par contre autorisé "le projet de autoutier Pau-Langon, qui est vivement contesté par les écologistes", future A65...

Dans l'article, on apprend cette route de 150 km traversera des zones où vivent des espèces menacées. D'un point de vue pratique, cette autoroute permettra de gagner 20km, ce qui n'est pas rien (ah les routes landaises !). Les opposants au projet dénoncent, au delà des conséquences écologiques, des calculs économiques douteux (basés sur un prix du baril à 30 dollars !!!!!) et des pressions du gouvernement, notamment sur des membres du Conseil national de protection de la nature (CNPN). Je cite le journal : "Il apparaît par ailleurs que le ministère a pesé sur le CNPN pour que celui-ci donne un avis favorable au projet amélioré par les mesures de compensation proposées [création d'espaces naturels pour protéger les espèces].
Plusieurs de ses membres ont été reçus individuellement par la directrice adjointe du cabinet de M. Borloo, Marie-Claire Daveu, avant la réunion du 20 mai du comité. "Ils ont été démarchés personnellement par Mme Daveu, qui voulait qu'on accepte l'autoroute, dit Gilles Benest, secrétaire général du CNPN et représentant de France Nature Environnement (FNE). Il s'agit incontestablement de pressions".
Le ministère, évidemment, dément. Les opposants, apprend on encore, vont saisir la Comission européenne. Une chose est sûre, ce projet va faire couler de l'encre... Pour que l'autoroute soit crée le gouvernement devra donner de sérieuses garanties. Pour l'instant, ça n'a pas l'air suffisant. Dans une région où le réseau de transports en commun est presque inexisistant, la nécessité de construire une autoroute peut être compréhensible. Encore faut-il que le gouvernement choisisse la méthode de la transparence, plutôt que de prvilégier les négociations dans les couloirs du ministère.
Wait and see...
17:31 Publié dans En France | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, autoroute, politique, borloo, france, a65
vendredi, 06 juin 2008
Yes, he can !
C'est fait, Barack Hussein Obama est le candidat du parti démocrate pour l'élection présidentielle de novembre 2008. Hilary Clinton a reconnu sa défaite jeudi 5 juin, après une bataille électorale acharnée. Obama, simple outsider il y a encore quelques mois, alors largement distancé par sa rivale, a réussi à renverser la vapeur. Cette annonce, attendue, tant le sénateur de l'Illinois avait une avance confortable depuis quelques semaines, est un fait historique dans l'histoire des Etats-Unis d'Amérique. Il est en effet le premier noir à avoir de réelles chances de devenir Président. Obama est un symbole. Agé de 46 ans, intelligent, charismatique, il incarne l'image du changement, celui d'une Amérique nouvelle, plus humble, plus ouverte sur le monde.

Désormais opposé au candidat républicain Mc Cain dans la conquête de la White House, un nouveau bras de fer débute. Deux visions du monde totalement différentes s'opposent. L'un, Mc Cain, s'inscrit – bien qu'il tente de s'en démarquer – dans la continuité de la politique menée par Georges W. Bush. Ultra libéral, il souhaite poursuivre les deux guerres et tient un discours sur les solutions pour lutter contre le terrorisme similaire à W. . La perspective d'une élection de Mc Cain serait une catastrophe. Les tensions internationales s'accentueraient sans doute, la politique d'immigration resterait toujours aussi chaotique. Le sénateur Mc Cain a 72 ans, il cherchera à séduire les électeurs américains en mettant en avant son expérience du terrain, celui de la guerre et de la politique, face à ce "jeunot" démocrate.
Naturellement, Obama ne dispose pas des mêmes atouts. Cet intellectuel, diplômé à Harvard, ce métis africain-américain, a un charisme, une fraîcheur qui peut être un plus face au vétéran républicain. Obama ne laisse pas indifférent. Brillant orateur, il incarne l'Amérique unie, sans frontières raciales, l'Amérique qui se respecte. Mais, il serait trop aisé de ne faire de M. Obama qu' un symbole. Obama, bien-sûr, a des faiblesses. Homme nouveau dans le paysage politique, il doit démontrer à présent qu'il a les capacités de devenir un véritable homme d'Etat.
Si beaucoup d'électeurs américains sont séduis par Obama, il est intéressant de noter que la majorité des personnes aux revenus modestes ayant voté au primaires démocrates se sont tournée vers H. Clinton, qui rassurait par son expérience cet électorat aux fins de mois difficiles. Le candidat démocrate va devoir donc s'employer à les séduire, d'autant que Mc Cain jouera sa carte en partie là-dessus (l'expérience).
Au delà de la guerre d'Irak, de la guerre d'Afghanistan, de la santé ou du réchauffement climatique, la question de l'économie paraît aujourd'hui primordiale et pèsera fort dans la balance.
Vous l'avez compris, je souhaite que Barack Obama devienne président des Etats-Unis. Je crois que c'est la première fois depuis bien longtemps qu'un homme politique représente avec une telle force la notion, si mince soit-elle, d'espoir. Espoir, c'est un mot, quand on y pense, qui s'accorde souvent mal avec la politique. Obama n'est pour l'instant qu'une image, une belle image. J'espère que ça n'est pas un mirage, et que derrière l'image, aussi belle soit-elle, se cache un réel "marchand de rêves". Cette expression a été utilisée par Mme Clinton afin de souligner le manque d'expérience de son rival. Habile, Obama a repris l'attaque à son compte : "Et bien oui, je suis un marchand de rêves !".
"Je suis le fils d'un homme noir du Kenya et d'une femme blanche du Kansas. J'ai été élevé en partie par un grand-père blanc qui, après avoir survécu à la Grande Dépression, servit sous les ordres de Patton durant la seconde guerre mondiale, et par une grand-mère blanche qui travaillait sur une chaîne de montage de bombardiers à Fort Leavenworth pendant qu'il combattait outre-mer. J'ai étudié dans certaines des meilleures écoles d'Amérique et vécu dans l'un des pays les plus pauvres du monde. Je suis marié à une Américaine noire qui a en elle du sang d'esclave et du sang de propriétaires d'esclaves – un héritage que nous transmettons à nos deux filles adorées. J'ai des frères, des sœurs, des nièces, des neveux, des oncles et des cousins de toute race et de toute couleur de peau, dispersés sur trois continents, et jusqu'à mon dernier jour je n'oublierai jamais que mon histoire n'aurait été possible dans aucun autre pays du monde.
C'est une histoire qui ne fait pas de moi le plus conventionnel des candidats, mais c'est une histoire qui a, de façon indélébile, imprimé dans mes gènes l'idée que ce pays représente plus que la somme de ses parties, que nous tous qui le composons, nous ne formons, en réalité, qu'un."
(Extrait du discours de Philadelphie de Barcack Obama sur la question raciale, le 18 mars 2008. Pour lire la suite : http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/...)
http://fr.youtube.com/watch?v=pWe7wTVbLUU&feature=rel...
Et aussi : le programme des candidats : http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-8292...
02:10 Publié dans Ailleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

