<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0">
    <channel>
        <title>POLITIKELE - en-france</title>
        <description>politique, culture, actualité locale nationale et internationale</description>
        <link>http://politikele.hautetfort.com/en-france/</link>
        <lastBuildDate>Fri, 18 Jul 2008 19:12:06 +0200</lastBuildDate>
        <generator>HautetFort.com</generator>
        <copyright>All Rights Reserved</copyright>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/06/07/c-est-a-ne-rien-n-y-comprendre.html</guid>
                <title>Stop aux contournements, vive l'autoroute !!!</title>
                <link>http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/06/07/c-est-a-ne-rien-n-y-comprendre.html</link>
                <author>noreply@ (Gabriel)</author>
                                                <category>En France</category>
                                                <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 17:31:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a abandonné les projets de contournements de Bordeaux et Toulouse, justifiant que ses projets &lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;&quot;priviégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable&quot;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jusqu'ici tout va bien ! Forts contestés, notamment à Toulouse, où seule l'ancienne majorité municipale défendait encore le Grand contournement (du MoDem à la LCR, tout le monde était contre),&amp;nbsp;y renoncer est une bonne chose.&amp;nbsp;&lt;font color=&quot;#FF9900&quot;&gt;Cependant, le journal &quot;Le Monde&quot; du 7 juin précise que le ministre Borloo a par contre autorisé &quot;le projet de autoutier Pau-Langon, qui est vivement contesté par les écologistes&quot;, future A65...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF9900&quot;&gt;&lt;img width=&quot;600&quot; src=&quot;http://pageperso.aol.fr/ricjasperso/images/Web%20IMG_1108pourWebcontraste600.jpg&quot; height=&quot;146&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF9900&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;source :&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;a href=&quot;http://pageperso.aol.fr/ricjasperso/autoroute_A19_foret_de_montargis.html&quot;&gt;http://pageperso.aol.fr/ricjasperso/autoroute_A19_foret_de_montargis.html&lt;/a&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#000000&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#339966&quot;&gt;Dans l'article, on apprend cette route de 150 km traversera des zones où vivent des espèces&amp;nbsp;menacées&lt;/font&gt;.&amp;nbsp;D'un point de vue pratique, cette autoroute&amp;nbsp;permettra de gagner 20km, ce qui n'est pas rien (ah les routes landaises !). Les opposants au projet dénoncent, au delà des conséquences écologiques, &lt;font color=&quot;#FF00FF&quot;&gt;des calculs économiques douteux&lt;/font&gt; (basés sur un prix du baril à 30 dollars !!!!!) et des pressions du gouvernement, notamment sur des membres du Conseil national de protection de la nature (CNPN). Je cite le journal : &quot;&lt;font color=&quot;#800080&quot;&gt;Il apparaît par ailleurs que le ministère a pesé sur le CNPN pour que celui-ci donne un avis favorable au projet amélioré par les mesures de compensation proposées&lt;/font&gt; [création d'espaces naturels pour protéger les espèces].&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plusieurs de ses membres ont été reçus individuellement par la directrice adjointe du cabinet de M. Borloo, Marie-Claire Daveu, avant la réunion du 20 mai du comité. &quot;Ils ont été démarchés personnellement par Mme Daveu, qui voulait qu'on accepte l'autoroute, dit Gilles Benest, secrétaire général du CNPN et représentant de France Nature Environnement (FNE). Il s'agit incontestablement de pressions&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ministère, évidemment, dément. &lt;font color=&quot;#FFCC00&quot;&gt;Les opposants, apprend on encore, vont saisir la Comission européenne&lt;/font&gt;. Une chose est sûre, ce projet va faire couler de l'encre... Pour que l'autoroute soit crée le gouvernement devra donner de sérieuses garanties. Pour l'instant, ça n'a pas l'air suffisant.&amp;nbsp; Dans une région où le réseau de transports en commun est presque inexisistant, la nécessité de construire une autoroute peut être compréhensible. Encore faut-il que le gouvernement choisisse la méthode de la &lt;font color=&quot;#FF6600&quot;&gt;transparence&lt;/font&gt;, plutôt que&amp;nbsp;de prvilégier&amp;nbsp;les &lt;font color=&quot;#333399&quot;&gt;négociations dans les couloirs&lt;/font&gt; du ministère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Wait and see...&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/29/un-an-apres.html</guid>
                <title>Un an après...</title>
                <link>http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/29/un-an-apres.html</link>
                <author>noreply@ (Gabriel)</author>
                                                <category>En France</category>
                                                <pubDate>Tue, 29 Apr 2008 16:43:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&amp;nbsp;Un an de Sarkozy. Que peut-on en dire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Le 6 mai 2007, les Français élisaient Nicolas Sarkozy Président de la République à l'issue d'une campagne ultra-médiatisée. Avec des slogans qui marquent : &quot;travailler plus pour gagner plus&quot;, &quot;la rupture tranquille&quot;, &quot;l'ordre juste&quot;, il promettait de remettre la France dans le droit chemin, celui du travail, de l'abnégation, du volontarisme.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;L'euphorie a duré quelques semaines, grâce notamment à une couverture médiatique parfois dithyrambique. Dès les premiers jours pourtant, certains déchantent : les vacances à bord du Yacht prêté par l'ami milliardaire Bolloré, Sarko faisant son jogging, Sarko passant des vacances aux States…. On aurait dit des épisodes du fameux livre pour enfants &quot;Martine va à la plage&quot;, &quot;Martine fait du vélo&quot;…&lt;/p&gt; &amp;nbsp;Pendant ce temps, le nouveau gouvernement se met en place. Bien que d'allure prometteuse, avec des gens de droite, de gauche, des femmes et des hommes, issus d'origines différentes… C'est un gouvernement qui semble plaire et qui est en tout cas, selon les sarkozystes, &quot;à l'image de la France&quot;… Une stratégie de communication, afin de faire mieux passer les réformes, en somme.&amp;nbsp; Depuis un an, un nouveau mot a fait son apparition en politique, un mot tout à fait saugrenu : &quot;bling-bling&quot;. &quot;Contre une présidence bling-bling&quot; martèle l'opposition.&amp;nbsp; Alors si on devait donner une définition ce néologisme politique, je le traduirai ainsi : chose, action ou être superficiel(le), superflu(e), sans relief, qui cherche à attirer l'attention, et dont on parle beaucoup pour ne rien dire. &lt;p&gt;Seulement, le drame de la France est que tout le monde est tombé dans le bling-bling. Les uns le commentent, les autres le dénoncent, on brasse du vent...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Quelles sont les premières mesures du nouveau Président ? Le bouclier fiscal, qui favorise, quoi qu'il en dise, les revenus les plus aisés… Puis très vite, il met en place, entre autres une réforme de l'université, des tribunaux, des hôpitaux, la carte militaire. Il met en place une politique d'immigration (Brice Hortefeux se réjouissait fin 2007 d'être au dessus du quota de 25 000 expulsions fixées par Sarkozy pour cette même année…) révoltante, crée une loi sur la rétention vivement critiquée, table sur 3% de croissance, mais celle-ci n'est pas au rendez-vous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Côté politique étrangère… c'est le fouillis total. A part le projet d'Union méditerranéenne, qui a finalement séduit Bruxelles et ses cordiales relations avec le Royaume-Uni… pas grand chose. Notre Président entretient des relations tendues avec la chancelière allemande Angela Merkel, depuis cette fameuse affaire du traité simplifié. Avec l'accord de Lisbonne, Sarkozy fanfaronne, dit qu'il a sauvé l'Union Européenne… On comprend que la chancelière allemande se soit énervée face à son comportement, elle qui a œuvré de façon remarquable à cette fin, et de manière plus subtile, pendant la présidence de l'UE par l'Allemagne. L'épisode des infirmières bulgares a été vivement critiqué, également (quelle monnaie d'échange ?), et surtout l'Affaire Ingrid Bettencourt, au cours de laquelle il a montré son inexpérience dans ce domaine (appels suppliants au chef des FARCS pour qu'il libère la franco-colombienne..)&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais revenons en France…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Président français, par ses réformes, a mis dans la rue les pêcheurs, les avocats, les étudiants, les magistrats, les professeurs, les ouvriers, les cheminots… On le voit, toutes les classes sociales sont mécontentes, et le font savoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au sein de sa majorité, on est déçu par son attitude, voire irrité. A gauche, on dénonce son attitude, ses projets…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Paradoxalement, bien que de nombreux Français soient mécontents, l'opposition, elle, n'a jamais été aussi faible… Le PS se ridiculise un peu plus chaque jour, le MoDem est au fond du trou… Seul Olivier Besancenot semble tirer son épingle du jeu face au marasme ambiant, vu les scores obtenus par la LCR à la présidentielle puis au municipales, et sa tentative de créer un nouveau parti anticapitaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors bien sûr, Sarkozy arrive aussi à faire des choses intéressantes : sa réforme des universités est globalement plutôt intéressante (et a au moins l'avantage d'apporter de nombreux fonds), la réforme des institutions a l'air plutôt équilibrée, il va créer le R.S.A., qui s'annonce prometteur…. Heureusement. ET même s'il ne serre pas à grand chose de tirer un bilan d'une année de présidence, on peut quand même manifester son inquiétude profonde.. La France est en déficit depuis 1974, et Sarkozy continue de nous faire croire qu'il arrivera à le combler… il n'y a que lui qui semble y croire. Aussi, autre question : qu'est-ce qui a changé pour les classes populaires depuis qu'il est au pouvoir ? Et pour les classes moyennes ? Gagnent-ils mieux leur vie ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Travailler plus pour gagner plus&quot; disait-il…&amp;nbsp; les gens n'y croient plus. Le mythe Sarkozy est vite tombé (mais y en a-t-il eu déjà un ?)…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Finalement, c'est une année bien morose… Prisonnier de l'image qu'il a crée durant la campagne de mai 2007, celle d'un homme touche à tout qui réussit, qui gagne toujours, qui va de l'avant, prisonnier des promesses électorales qu'il a faîtes, Monsieur Sarkozy déchante… et ça ne fait que commencer. Quatre ans, c'est long.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/25/en-france-aussi-on-baffoue-les-droits-de-l-homme.html</guid>
                <title>En France aussi, on baffoue les droits de l'homme</title>
                <link>http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/25/en-france-aussi-on-baffoue-les-droits-de-l-homme.html</link>
                <author>noreply@ (Gabriel)</author>
                                                <category>En France</category>
                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 12:07:24 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;&lt;em&gt;Lisez, cet article du journal Pùblico... ça fait froid dans le dos, et c'est en France, au XXIème siècle,&amp;nbsp;en ce moment même, que cela se passe.&lt;/em&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;source : &lt;a href=&quot;http://www.courrierinternational.com/&quot;&gt;www.courrierinternational.com&lt;/a&gt; &amp;nbsp;/ Article : &lt;strong&gt;&lt;em&gt;&quot;Ces vies gâchées pour complaire à l'extrême-droite&quot;&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;De jeunes Marocains expulsés vers un pays qu’ils ne connaissent pas : c’est la conséquence de la chasse aux immigrés mise en place par Sarkozy et son ministre Brice Hortefeux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsqu’on la voit assise dans ce café sombre du boulevard de Paris, à Tanger, on a du mal à l’imaginer luttant contre trois policiers français. C’est pourtant ce qu’elle a fait quand les trois costauds l’ont mise de force dans un bateau à Sète et l’ont attachée à la couchette d’une cabine où elle est restée enfermée pendant plus de dix heures. Samira Bobouch, 23 ans, est un petit brin de fille de 1,50 m. Avec son tee-shirt bleu, seule au milieu de la clientèle habituelle de fumeurs moustachus, elle a l’air fragile. Ses immenses yeux myopes – les policiers ne lui ont pas permis de prendre ses lunettes – s’emplissent de larmes lorsqu’elle raconte son histoire. Samira menait une existence de jeune fille tout à fait normale lorsque sa vie a été bouleversée par une promesse électorale, celle faite par l’actuel président français quand il était encore candidat et cherchait à séduire les électeurs d’extrême droite. Ou plutôt par la chasse aux immigrés dont il a chargé l’homme qui se considère comme son cerbère, son ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, Brice Hortefeux. Sa mission était claire : il devait expulser 25 000 sans-­papiers avant la fin 2007. Samira fait partie du lot de Marocains qui, pour reprendre l’euphémisme utilisé par le gouvernement français, ont été &lt;em&gt;éloignés*.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bénévole dans un centre pour autistes à Marseille, où elle vivait avec sa famille, Samira était entrée en France légalement à l’âge de 15 ans. Son père a beau avoir travaillé trente-cinq ans en tant qu’ouvrier agricole dans son pays d’accueil, il n’a pas pu obtenir de permis de séjour. &lt;em&gt;“A Marseille, la police faisait la chasse aux Arabes et aux Noirs”&lt;/em&gt;, raconte-t-elle. Le 19 no­vembre dernier, la police l’arrête à ­l’occasion d’un contrôle routier. Elle ne retournera pas chez elle. Elle passe directement du commissariat au centre de rétention du Canet. &lt;em&gt;“On m’a dit que des gens avaient été drogués pour les empêcher de résister à l’expulsion, et que je ne devais manger que le pain qu’on nous donnait”,&lt;/em&gt; poursuit-elle. Le 4 décembre, la police emmène Samira à l’aéroport de Marignane, dans l’intention de la faire monter dans un avion à destination de Casablanca. Mais elle se débat, griffe et mord. Sa famille, ses anciens professeurs et les militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), une association qui dénonce les expulsions, contribuent à faire échouer cette première tentative “d’éloignement” en manifestant dans le terminal. Elle n’était qu’à deux jours de sa comparution devant un juge qui aurait peut-être demandé sa libération. En effet, le maire de sa ville avait déposé à la préfecture une promesse d’embauche à son nom.&lt;br /&gt; Mais Samira n’a pas pu se présenter au tribunal. La veille, trois policiers en civil sont venus au centre et lui ont ordonné de les suivre. &lt;em&gt;“Ils m’ont fouillée avant de sortir et m’ont confisqué mon téléphone portable pour m’empêcher de prévenir RESF, mais j’avais deux autres téléphones que l’organisation m’avait donnés et j’ai pu donner l’alerte depuis les toilettes”,&lt;/em&gt; explique-t-elle.&lt;br /&gt; Trop tard. Les policiers l’ont fait sortir en cachette par la porte de derrière, l’ont mise dans une voiture et l’ont emmenée au port de Sète. Sur le quai, Samira résiste à nouveau, crie au secours et demande de l’aide aux passagers du bateau : &lt;em&gt;“Personne n’a bougé. Personne n’était prêt à lever le petit doigt pour me secourir.”&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Atteindre la majorité, c’est entrer dans la clandestinité&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’un des policiers finit par perdre patience et la pousse dans le bateau en lui criant : &lt;em&gt;“Allez ! On ne veut pas de toi ici, rentre chez toi !” Ensuite, il y a eu ces “dix heures attachée”&lt;/em&gt; pendant que son téléphone, qu’on lui avait rendu, sonnait sans arrêt. Avec les vêtements qu’elle avait sur le dos et quel­ques euros en poche, Samira est arrivée dans un pays qu’elle ne connaissait plus : le Maroc.&lt;br /&gt; Elle pensait se retrouver seule, mais là-bas l’attendait son ange gardien, Boubker Jamlichi. Il sait ce que c’est de subir une injustice pour en avoir fait l’expérience : il a passé six ans dans les geôles d’Hassan II. Avec Lucile Daumas, une Française installée au Maroc, et d’autres militants, il a monté une antenne marocaine du RESF. Ses membres, une douzaine à peine, essaient de venir en aide aux jeunes qui ont été expulsés par la France et qui débarquent dans un pays où, bien souvent, ils n’ont plus de famille ni nulle part où aller. Parfois, ils ont encore des parents au Maroc, mais la vie ou le long séjour en France ont rompu tous les liens. C’est ce qui s’est passé pour Samira : sa mère l’a hébergée quelques jours, puis lui a dit qu’elle devait partir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Réseau éducation sans frontières fait ce qu’il peut. Ses membres n’hésitent pas à accueillir les jeunes chez eux, mais ce n’est pas toujours possible. Trop souvent, se lamente ­Jamlichi, ils ne vont pas recevoir les expulsés au port parce qu’ils ne supportent pas de &lt;em&gt;“les laisser dans la rue”&lt;/em&gt;. Une fois de retour dans leur pays, les expulsés ne se retrouvent qu’au début de leurs problèmes. La police marocaine les conduit au commissariat dès leur arrivée et les accuse d’émigration irrégulière. Pourtant la majorité d’entre eux ont quitté le Maroc légalement lorsqu’ils étaient mineurs, et non pas dans un canot ou cachés dans un camion. Pour ces jeunes, atteindre la majorité équivaut à entrer dans la clandestinité qui attend ceux qui n’ont pas de papiers.&lt;br /&gt; Jamlichi, Lucile et les autres militants du RESF assistent les nouveaux arrivés et obtiennent presque toujours qu’ils soient immédiatement relâchés. Lorsqu’ils ne sont pas là, les jeunes peuvent être mis à la disposition de la justice. Au Maroc, la première tentative d’immigration clandestine est punie par un mois de prison avec ­sursis. &lt;em&gt;“Le malheur de ces adolescents,&lt;/em&gt; ex­plique Jamlichi, &lt;em&gt;c’est que tout le monde les laisse tomber : leur pays d’adoption et leur pays d’origine. Face à cette situation impossible, c’est l’Etat marocain qui de­vrait les prendre en charge. Mais au lieu de cela, il reçoit Sarkozy comme un ami, alors qu’il est responsable d’une politique de persécution des immigrés absolument criminelle.”&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est justement à Tanger, la ville où arrivent beaucoup d’expulsés, que le président français a présenté son ­projet d’Union méditerranéenne, le 23 octobre 2007. Dans son discours, il a loué &lt;em&gt;“l’indéfectible amitié franco-marocaine” et évoqué “la solidarité”&lt;/em&gt; qui doit présider aux relations entre la France et ses partenaires du Sud. Samira ne sait rien de toutes ces belles intentions. Elle reconnaît simplement qu’elle a eu de la chance dans son malheur. Depuis qu’elle est arrivée au Maroc, elle n’a jamais dormi à la belle étoile. Jamlichi l’a prise sous son aile et l’a accueillie chez lui. Puis il a obtenu d’un bienfaiteur, propriétaire d’un hôtel, qu’il la laisse occuper une chambre gratuitement pendant un mois.&lt;br /&gt; Aujourd’hui, elle vit avec d’autres jeunes femmes qui lui ont offert de dormir sur le canapé de leur appartement, situé dans un quartier populaire. Mais, dit-elle, &lt;em&gt;“c’est dur de vivre de la charité des autres”.&lt;/em&gt; Elle ne trouve pas de travail et n’arrive pas à s’adapter à une mentalité différente de ses coutumes françaises. Le fait de s’être si bien intégrée dans le pays qui l’a expulsée l’empêche maintenant de s’acclimater à son lieu d’origine. Samira n’était pas habituée à ne plus pouvoir sortir de chez elle dès la tombée de la nuit sous peine d’être prise pour une prostituée. &lt;em&gt;“Je veux rentrer chez moi”,&lt;/em&gt; sanglote-t-elle.&lt;br /&gt; Elle n’est pas la seule. Jihad Errais, 19 ans, désespère de retrouver sa vie d’avant. En France, il était un élève exemplaire et venait de décrocher une place dans la meilleure école hôtelière de Paris. Sans papiers – on lui a également refusé un permis de séjour – et effrayé par la vague d’expulsions, il a essayé de se rendre en Espagne et s’est jeté dans la gueule du loup. Les policiers espagnols l’ont arrêté à Perpignan et l’ont remis à leurs collègues français. Ceux-ci l’ont menotté comme un criminel et l’ont conduit au centre de rétention de Rivesaltes, situé sur l’ancien emplacement d’un camp où des Juifs, des Gitans et des républicains espagnols sont morts ou ont attendu d’être déportés dans des camps d’extermination comme celui d’Auschwitz. Une plaque commémorative est là pour rappeler leur passage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;“J’étudiais, j’étais intégré et ils m’ont expulsé”&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jihad n’a pas opposé de résistance : les policiers l’ont menacé de le jeter en prison s’il le faisait. Lui aussi a passé tout le voyage jusqu’au Maroc enfermé dans une cabine de bateau. Aujourd’hui, il est à Tineghir, dans le Sud, où son père vend des légumes dans le souk. Il était l’espoir de sa famille, qui l’avait envoyé vivre avec son oncle en France pour qu’il puisse faire des études. L’école hôtelière de Sucy-en-Brie lui a gardé sa place, car il n’existe pas de formation similaire au Maroc. Mais Jihad n’a pas eu d’autre choix que d’abandonner ses études. &lt;em&gt;“Je n’ai jamais fait de mal à personne”,&lt;/em&gt; explique-t-il en français avec un indéniable accent parisien. “Pourquoi ? &lt;em&gt;C’est comme si on laissait quelqu’un au milieu du désert en lui disant :&lt;/em&gt; ‘Débrouille-toi.’ &lt;em&gt;Je ne comprends pas pourquoi ils m’ont fait ça. Je me suis toujours efforcé de m’intégrer, et lorsque j’y suis arrivé, ils m’ont expulsé.”&lt;/em&gt; Lorsqu’il n’est pas dans son village, Jihad vit dans une chambre, à Rabat, – &lt;em&gt;“un trou à rats”,&lt;/em&gt; selon Lucile Daumas – sans fenêtre, ni eau courante, ni salle de bains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;em&gt;&quot;L’hypocrisie de cette politique atteint son comble lorsque Sarkozy dit qu’il encouragera l’immigration légale en embauchant, dans leur pays, des Marocains qui travaillent dans l’hôtellerie. Et, pendant ce temps, Jihad, qui allait faire des études d’hôtellerie, se fait expulser”,&lt;/em&gt; fulmine-t-elle.&lt;br /&gt; Cette militante ne sait plus quoi faire pour aider ces jeunes. Dans chaque bateau qui jette l’ancre à ­Tanger, dans chaque avion qui atterrit à Casablanca, &lt;i&gt;“il y en a quatre ou cinq”&lt;/i&gt;. RESF n’a pas les moyens de s’occuper de tout le monde. Pour Lucile, c’est une &lt;i&gt;“extrême violence”&lt;/i&gt; qui est infligée à ces jeunes, et elle ne prend pas de gants pour incriminer les consulats marocains en France : selon elle, ils sont &lt;i&gt;“complices”&lt;/i&gt; puisqu’ils &lt;i&gt;“délivrent des sauf-conduits sans lesquels ces jeunes, qui n’ont pas de passeport, ne pourraient pas être expulsés”.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt; Il existe des histoires encore plus terribles que celles de Samira et de Jihad. D’après RESF, un adolescent a tenté de suicider trois fois avant d’être expulsé. Tous ces cas sont dénoncés par l’association. Il y a quelques semaines, Lucile a reçu un appel d’un jeune qui venait d’arriver au Maroc. Personne n’était venu l’accueillir. Il n’avait pas d’argent, et il n’a pas eu le temps de lui dire où il se trouvait. Il a appelé une deuxième fois, mais la communication a été de nouveau coupée, juste après qu’il l’eut suppliée : &lt;i&gt;“Je n’ai nulle part où aller.”&lt;/i&gt; Lucile a rappelé le numéro qui apparaissait sur son écran de téléphone. C’était celui d’un homme qui avait prêté son portable au garçon. Depuis, elle n’a plus de nouvelles. La piste de cet adolescent, comme celle de tant d’autres, s’est perdue dans les ruelles de l’une des innombrables médinas du Maroc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Publico&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/05/pour-une-reforme-des-instutions-mais-laquelle.html</guid>
                <title>Pour une réforme des instutions, mais laquelle ?</title>
                <link>http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/04/05/pour-une-reforme-des-instutions-mais-laquelle.html</link>
                <author>noreply@ (Gabriel)</author>
                                                <category>En France</category>
                                                <pubDate>Sat, 05 Apr 2008 13:24:00 +0200</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;L'attitude du Président Sarkozy vis à vis du Parlement français cette semaine démontre bien un fait chronique sous la Cinquième République : le Parlement est considéré comme une chambre d'enregistrement, rien de plus. Rappelons les faits : les parlementaires ont appris l'envoi de mille soldats français en Afghanistan au Parlement… britannique où le Président discourait ! Quel symbole, quel dénigrement ! Pourtant, Nicolas Sarkozy est aussi à l'origine du projet de réforme des institutions dont se charge la commission Balladur, dont l'objectif est double : renforcer (un peu) les pouvoirs du Parlement et modifier le rôle du Président de la République&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-942553&quot; src=&quot;http://politikele.hautetfort.com/media/01/02/1962427534.jpg&quot; alt=&quot;89836622.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-942553&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La commission propose notamment, fait le plus contestable, de modifier l'article 5 de la Constitution de la sorte : &quot;le Président de la République définit la politique de la nation. Le gouvernement la conduit&quot; ce qui en reviendrait à réduire à néant l'article 20 &quot; le Gouvernement détermine et conduit la politique de la nation&quot;… Le Président de la Cinquième République jouit déjà de pouvoirs très importants, s'il définit la politique de la nation c'est tous les principes de la Constitution qui sont dénaturés. Quid du Premier ministre ? Quid des autres ministres ? Le rôle du Président ne serait donc plus celui d'un arbitre, au dessus des partis, qui veillerait au respect de la Constitution et au bon fonctionnement de l'Etat.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres mesures sont par contre intéressantes. On pensera notamment à celle qui vise à limiter à la moitié du temps de séance (contre la totalité aujourd'hui) la faculté pour le gouvernement d'imposer l'examen de textes ou débats préparés ou acceptés par lui. La&amp;nbsp; proposition suggérant la limitation de l'article 49,3 aux seules lois de finances et de financement de la sécurité sociale me paraît saine. La commission envisage aussi de donner à l'opposition et à la majorité le même temps de parole pendant les séances de questions au Gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'autres propositions de la commission Balladur paraissent moins probables, notamment celles sur le cumul des mandats, triste tradition française. Interdire tout cumul entre un mandat parlementaire et une fonction exécutive locale ou encore tout cumul entre une fonction ministérielle et un mandat électif, sont des propositions aussi majeures que désuètes : par ce diagnostic la commission admet que le cumul des mandats a des conséquences terribles pour le renouvellement et l'image des politiques, seulement, il ne sera pas pris en compte cette fois-ci. Manque de courage politique ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question de la proportionnelle est négligée, puisque une proposition fait part d'instaurer la proportionnelle sur 20 ou 30 siège à l'assemblée (sur 577…), ça ne sera pas suffisant pour que celle-ci soit représentative de la nation en son entier, son principe premier. La commission n'évoque à aucun moment l'article 16 de la Constitution, relatif au pouvoirs exceptionnels (des juristes parlent de &quot;dictature temporaire&quot;) du Président en cas de troubles graves : est-il encore d'actualité aujourd'hui ?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-942555&quot; src=&quot;http://politikele.hautetfort.com/media/01/02/1284235955.jpg&quot; alt=&quot;1038858714.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-942555&quot; /&gt;&lt;/p&gt; Après ce court résumé, on se rend compte que la France n'est pas encore prête à rénover suffisamment ses institutions et surtout ces manières de faire qui pourraient instituer plus de démocratie. Si on ne s'attaque pas au cumul des mandats, et que l'on n'instaure pas une dose de proportionnelle un peu plus ambitieuse que celle proposée, la seule mesure que l'on retiendra de cette réforme sera celle de l'article 5. Et, je ne sais pas vous, mais moi je me pose cette question : a-t-on le droit de modifier la Constitution française à son profit ? On parle déjà assez souvent de la France comme un régime présidentialiste, mais ce changement constitutionnel donnerait le coup de grâce et réduirait à néant le dualisme de l'exécutif, garant de la stabilité de nos institutions. &lt;p&gt;Une dernière question se pose : comment le Président va-il faire passer cette réforme. Il peut le faire au Parlement si trois cinquième de celui-ci l'adopte, mais il peut aussi proposer un référendum, voie selon moi la plus légitime et la plus logique pour une réforme aussi importante que celle-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour en savoir plus :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://archives.lesechos.fr/archives/2007/lesechos.fr/10/26/300214166.htm&quot;&gt;http://archives.lesechos.fr/archives/2007/lesechos.fr/10/26/300214166.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#titre2&quot;&gt;http://www.legifrance.gouv.fr/html/constitution/constitution2.htm#titre2&lt;/a&gt; 
                </description>
                            </item>
                        <item>
                <guid isPermaLink="true">http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/03/27/au-ps-la-bataille-peut-commencer.html</guid>
                <title>Au PS, la bataille peut commencer</title>
                <link>http://politikele.hautetfort.com/archive/2008/03/27/au-ps-la-bataille-peut-commencer.html</link>
                <author>noreply@ (Gabriel)</author>
                                                <category>En France</category>
                                                <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 15:57:00 +0100</pubDate>
                <description>
                     &lt;p&gt;Les socialistes ont décidé d'élir en novembre leur nouveau premier secrétaire. Fort de leur succès aux municipales, le PS doit maintenant se reconstruire. Nombreux sont les candidats, potentiels ou déclarés, et ceux-ci risquent bien de s'entre-déchirer jusqu'à la date fatidique. Alors qui sont-ils, ces candidats ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ségolène Royal, &quot;finaliste&quot; de la dernière présidentielle, n'a jamais caché son désir d'obtenir ce poste, sur lequel elle compte pour pouvoir se représenter en 2012. Bertrand Delanoë, fraîchement réelu maire de Paris, bien qu'il s'en défende pour le moment, semble intéressé. Il représente le courant jospinien dans le parti.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Outre ces deux ténors, le courant strauss-kahnien souhaite lui aussi se présenter, par l'intermédiaire de Pierre Moscovici. Ce dernier est totalement contre l'idée qu'il faudrait choisir dès 2008 le candidat pour 2012. Il a également déclaré que s'il était élu, il ne se présenterait pas à la future présidentielle. Relancée par son succès lillois, l'échéance de novembre pourrait&amp;nbsp;motiver la candidature de Martine Aubry. Julien Dray, Manuel Valls ou encore Arnaud Montebourg, n'hésiteront pas à se lancer s'ils en ont l'opportunité.&amp;nbsp;On a&amp;nbsp;évoqué aussi la candiature de Michel Sapin. Les &quot;éléphants&quot; historiques, François Hollande, Laurent Fabius, Jack Lang, DSK ne sont pas dans la course, pour diverses raisons. L'un est président du FMI, M. Lang semble &quot;out&quot;, Fabius s'est déclaré désintéressé, et Hollande, à qui on prèterait des ambitions présidentielles, ne sera tout de même pas candidat. La bataille se jouera donc entre les &quot;éléphantaux&quot;, les &quot;jeunes loups&quot; et la &quot;gazelle&quot;...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'ici à novembre, les joutes verbales qui, à coup sûr, innonderont les médias, risquent de ne pas redonner de la crédibilité au PS. Espérons que ces futures luttes internes ne fassent pas oublier aux protagonistes leur mission principale, celle de bâtir un projet cohérent, de redéfinir le fonctionnement, le mode de pensée de ce parti. Quoi qu'il en soit, l'enjeu pour les différents candidats est de constituer des alliances entre courants, afin de dégager une majorité le jour J. La&amp;nbsp; bataille s'annonce terrible... A suivre.&lt;/p&gt; 
                </description>
                            </item>
                </channel>
</rss>