samedi, 07 juin 2008

Stop aux contournements, vive l'autoroute !!!

Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a abandonné les projets de contournements de Bordeaux et Toulouse, justifiant que ses projets "priviégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable".

Jusqu'ici tout va bien ! Forts contestés, notamment à Toulouse, où seule l'ancienne majorité municipale défendait encore le Grand contournement (du MoDem à la LCR, tout le monde était contre), y renoncer est une bonne chose. Cependant, le journal "Le Monde" du 7 juin précise que le ministre Borloo a par contre autorisé "le projet de autoutier Pau-Langon, qui est vivement contesté par les écologistes", future A65...

Dans l'article, on apprend cette route de 150 km traversera des zones où vivent des espèces menacées. D'un point de vue pratique, cette autoroute permettra de gagner 20km, ce qui n'est pas rien (ah les routes landaises !). Les opposants au projet dénoncent, au delà des conséquences écologiques, des calculs économiques douteux (basés sur un prix du baril à 30 dollars !!!!!) et des pressions du gouvernement, notamment sur des membres du Conseil national de protection de la nature (CNPN). Je cite le journal : "Il apparaît par ailleurs que le ministère a pesé sur le CNPN pour que celui-ci donne un avis favorable au projet amélioré par les mesures de compensation proposées [création d'espaces naturels pour protéger les espèces].

Plusieurs de ses membres ont été reçus individuellement par la directrice adjointe du cabinet de M. Borloo, Marie-Claire Daveu, avant la réunion du 20 mai du comité. "Ils ont été démarchés personnellement par Mme Daveu, qui voulait qu'on accepte l'autoroute, dit Gilles Benest, secrétaire général du CNPN et représentant de France Nature Environnement (FNE). Il s'agit incontestablement de pressions".

Le ministère, évidemment, dément. Les opposants, apprend on encore, vont saisir la Comission européenne. Une chose est sûre, ce projet va faire couler de l'encre... Pour que l'autoroute soit crée le gouvernement devra donner de sérieuses garanties. Pour l'instant, ça n'a pas l'air suffisant.  Dans une région où le réseau de transports en commun est presque inexisistant, la nécessité de construire une autoroute peut être compréhensible. Encore faut-il que le gouvernement choisisse la méthode de la transparence, plutôt que de prvilégier les négociations dans les couloirs du ministère.

Wait and see...